21 mai 2013

Kishi bashi : de l'electo-pop à mettre dans vos oreilles sans modération !



La vie est bien faite.
Je découvre un soir la musique étonnante Kishi Bashi via la sélection du site musical Deezer auquel je suis abonnée. C'est le coup de foudre ! Et je vois que l'artiste est en concert à Paris le lendemain, alors je me précipite. L'expérience est extraordinaire tant pour le son que le spectacle.


"151a" un premier album merveilleux !

Kishi Bashi est un musicien americano-japonais qui aime marcher hors des clous. Violoniste classique de formation, il bidouille les sons, innove, mélange instrument et voix avec beaucoup de talent.

Son premier album vient de sortir début mai en Europe. Le résultat est non seulement génial aux oreilles mais surtout dépaysant et joyeux. Résolument indépendant, sa musique oscille entre une pop sympathique et enlevé et de l'électro expérimentale. Il y a quelque chose qui marque, une originalité déroutante qui donne envie d'arrêter ce que l'on fait pour vraiment écouter et pas juste l'entendre.

Tout les morceaux ont une âme, une couleur. Certains sont enlevés et sautillants, d'autres plus mélancoliques et pleins d'émotions. Le chemin reste toujours léger, frais et pourtant, rien à voir une pop sitôt écoutée sitôt oublié. Kishi Bashi surprend et titille nos tympan.




Son album 151a joue sur les sons et aussi la signification même de son titre, comme l'a fait Murakami pour 1Q84. En effet, 151a se prononce"ichi go ichi e"  et fait référence à un concept japonais. Littéralement cela veut dire « un moment, une rencontre », la traduction est plus "seulement cette fois" ou "une seule chance dans tout une vie". Cette expression est très usité dans le zen et la cérémonie du thé. Il s'agit de l'accueil que l'on fait au visiteur en savourant l'importance de l'instant, conscience de l’éphémère. Chaque cérémonie est unique même si les éléments semblent les même. Ce concept nous invite à prendre soin de la rencontre.

Le sens de 151a correspond parfaitement au contenu de ce disque mais aussi à ce que j'ai ressenti à son écoute : la sensation vivre d'un instant précieux. D'autant plus magique quand on songe quelle sérendipité a conduit à ce que je le découvre exactement la veille de la présence de l'artiste dans ma ville.


 Photos promo : http://www.joyfulnoiserecordings.com/kishi-bashi/


The Kishi Bashi live experiment !

Kishi Bashi en concert est une autre expérience, une autre musique.
Dans la petite salle du Nouveau Casino et ses lustres baroques, Kishi Bashi prend toute son ampleur de joie et de fougue. Seul, il joue du violon et jongle avec les samples. Sa voix claire et haut perchée nous entraine, lancinante comme les sons de son instrument. Et puis, tout à coup, il enchaîne et passe au beat-box en guise de rythmique qu'il réutilise en sample dans la foulée.




Son énergie déborde de la scène, il danse, vivant et remuant. Il communique son enthousiasme et son plaisir de jouer et de chanter à un public conquis. Durant une heure, il réarrange ses morceaux leur donne une autre dimension. Une espèce d'énergie positive s'empare de la foule. Nous sommes heureux d'être là, ce soir, à profiter pleinement de cet instant. Une vibration commune et un partage autour d'un artiste généreux.

Quand je me retrouve dans la rue, avec mon amie Anne, nous sourions, le cœur léger, comme lavé par une vague d'humeur joyeuse. Avec mon vinyle sous le bras, La ville m'apparait soudain moins hostile, avec une musicalité nouvelle, pleine de promesse.
Merci l'artiste !



Vous en voulez plus ?
Le site de l'auteur : http://kishibashi.bandcamp.com
Une interview très sympa : http://www.splashmysound.com/kishi-bashi-interview-12/
Une autre critique de l'album : http://www.splashmysound.com/kishi-bashi-151a-l-lp-review-joyful-noise-recordings/
La page wikipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/Kishi_Bashi

Une play list sur youtube pour écouter l'album : https://www.youtube.com/playlist?list=PL1kTIGE_bz77yq4BAWXP80d3LbB79qeXx
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17 mai 2013

L'iode et le bleu des souvenirs.




Quelques jours à Nice, à flâner dans les rues piétonnes, à regarder la ligne d'horizon toujours changeante depuis la Prom. Quelques jours pour des moments privilégiés avec des êtres qu'on aime. Et surtout, quelques jours pour voyager dans les souvenirs, dans les méandres des histoires familiales.

Retourner à Nice, ma ville natale, était cette fois un voyage particulier. En décembre, j'avais fait le chemin seule, pour une rencontre privilégié avec ma mère. Cette fois, je voulais aussi tenter de combler la brèche avec mon père, béante depuis l'été dernier. Rétablir un semblant de normalité en toute conscience de nos différences et de son incapacité à me comprendre, à s'excuser pour les blessures infligées, parfois avec intention. À mes côtés, mon compagnon, un soutien moral tenace sous ses poils de moustache.

Ma mère et La Moustache


Le temps était changeant. Clément les premiers jours, il a viré à la pluie le jour où j'ai revu mon père. Pas un orage dévastateur, mais juste une pluie salutaire, pour nettoyer et du vent pour balayer la pollution. Du gris pas vraiment triste, du gris sans nostalgie. J'aime trop ma vie aujourd'hui pour regretter les illusions du passé.


Brochette de quidam tous nominés dans la catégorie "Senior"

Par contre, je sais profiter des petits trésors impromptus comme la vision océan de ces bocaux de pharmacien sur la brocante du cours Saleya.
Ma mère se souvient de son père herboriste et les anecdotes s’égrainent comme un chapelet précieux...

Un carton de santons en porcelaine pour glisser dans une galette maison ou décorer la crèche de Noël. Autant d'images fortes, de petits résumés de l'ambiance de cette ville.





Et quand je reviens à la maison, la besace pleine de photos, de pots de miel et de confiture, j'ai l'impression d'avoir accompli quelque chose de très grand. Très important.
Une chose qui me dépasse un peu, qui me lie avec ceux de mon sang qui sont morts bien avant, ceux que je n'ai jamais connus.

Mon regard sur la Côte d'Azur s'adoucit même s'il reste très affuté et manque de tendresse. Cependant, j’apprends à me concentrer sur ce qui me touche et j'oublie le reste.

Me voici de nouveau à Paris ; les mains me démangent d'écrire toutes ces histoires que je porte et que je nourris. Du bleu dans la tête et un océan infini et mystérieux dans le cœur. À explorer !


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11 mai 2013

Regarde le ciel !


Demain matin, très tôt, je quitte Paris pour quelques jours. Direction Nice.
Je ne pars pas me mettre au vert, juste changer de couleur de bitume, changer d'atmosphère et renifler un peu d'iode.

Je vous laisse donc en compagnie de quelques photos, prises à Montmartre, en décembre.

Parce que si les immeubles nous grignotent l'horizon et nous écrasent, le ciel est toujours là, au dessus de nos têtes. Il suffit de lever les yeux pour changer un peu de perceptive sur la ville, sur la vie : les toits des immeubles en zic, le parasol des branches et les nuages... 
De la liberté à porté du regard !






À très bientôt !

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