Petite fleur #2

Pour bien commencer la semaine voici encore une série de petites fleurs timides et douces.

Cette année le printemps c'est fait désiré. Alors, maintenant qu'il est là, autant le célébrer avec joie et légèreté.

 Le printemps est le moment du renouveau, du nettoyage en profondeur. Sa douceur et sa verdure me donne toujours envie de gratter la terre, enfouir se qui pourri et le transformer en compost. Et puis, surtout, jeter les déchets toxiques et stériles.

Je garde l'utile et le le beau. Je conserve ce qui sert mais aussi ce qui me fait plaisir.
La futilité d'une fleur, tendre, éphémère, m'emplit de bonheur. f

Et chez vous, comment accueillez-vous le printemps ?









Envie de plus d'images :
Petite fleur série #1 : http://etang-de-kaeru.blogspot.fr/2013/04/petite-fleur-1.html
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Petite fleur #1

Il est enfin là !

Après des semaines d'attente, voici le printemps qui pointe sur non nez fleuri.
Je peux enfin ressortir mon appareil photo sans risquer les engelures.

Bon week-end à tous et profitez bien du soleil :)






Ces photos ont été prises à Poitiers, sur le bord de la rivière Clain. 
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Quand un petit faune rencontre une licorne, la poésie illustrée de Yaxin touche les cœurs.


Le jour de la licorne, Man Arenas
Gabriel est un petit faune, espiègle et heureux. Avec délicatesse et magie, Man Arenas nous raconte un peu de son quotidien dans cet album hors norme. Ni une BD ni un album jeunesse, Le jour de la licorne est un livre pour tous ceux avec une âme d'enfant et qui ont envie de la garder !


Si l'éphémère était un cycle éternel ?

Dans un paysage juste esquissé de forêts, Gabriel caracole et joue. Il se lie d'amitié avec des licornes, sauvages et curieuses. Il les suit, au fil des saisons et du rythme de la vie qui s'écoule dans une contrée de rêves où les règles de la nature ne sont pas bouleversées par les hommes. Gabriel est cet enfant éternel, toujours curieux, toujours à contempler le monde et ses merveilles, sans juger, sans cesse surpris.

Manu Arenas nous propose une vision sensuelle et charnelle de la licorne, un des animaux du bestiaire fantastique, symbole de pureté.
Il l'associe à la maternité, à la vie. Ses licornes ne sont pas des êtres éthérés, filiformes, sans consistances. Elles sont rondes et girondes, avec une morphologie rassurante des chevaux de trait.

Elles sont indomptées et pourtant, douces gentilles avec Gabriel. Le petit faune est toujours respectueux, toujours affectueux. Il est prêt à accueillir le monde dans toute sa complexité, prêt à aimer.

Alors que les saisons passent, que les roses cèdent la place au feuilles mortes et aux branches nues, que le ventre de la Licorne s'arrondit, Gabriel, lui ne change pas. Une figure immuable et pourtant, jamais sa fraîcheur et son innocence de s'altère.


Osez la poésie !

Le texte d'une poésie simple et directe accompagne les illustrations, magnifiques, en mouvements, vivantes. Il loue la beauté, la joie de l'éternel renouveau, l'amour qui engendre une vie nouvelle, l'amitié solide entre des êtres différents. Une ode qui contemple l'univers et la complexité de la danse entre les éléments à la fois complémentaires et opposés qui structurent notre monde.


Il m'est difficile de traduire avec des mots la puissance de ce livre-poème tant il m'a ému. Man Arenas reprend le personnage de Gabriel, introduit dans sa BD Yaxin. Ici, il explore un autre chemin, plus proche du conte et de l'album jeunesse. Les pages deviennent des cases en pleine page et même de véritables tableaux à l'aquarelle, sublimes et indépendants.
Cependant, la narration n'est pas sacrifiée au profit d'un idéal esthétique. Le jour de la licorne se regarde et se lit.

Un voyage graphique étonnant que la collection Métamorphose nous propose avec une édition de très belle qualité. Je le conseille à tout les rêveurs et à tous ceux qui trouvent que notre monde, parfois, nous abîme et nous fatigue...

Merci Manu pour ces pages d'espoir et d'amour !





Le blog de l'auteur
http://yaxinthefaun.blogspot.ch/

Interview de Man Arenas :
http://www.lesmidinettes.com/coups-de-crayons/metamorphose

À lire dans l'étang :
http://etang-de-kaeru.blogspot.fr/2010/12/yaxin-un-faune-en-hivers.html
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Le mont Saint-Michel, libre ou reclu ?


J'aime la mer. Mieux, l'océan. J'aime les plages grises infinies quand la marée se retire, imbibant les sables de couleurs sombres. L'odeur de l'iode, les cadavres de coquillages abandonnés, les traces de pas d'homme ou d'oiseau. J'aime la mortalité des empreintes que le vent ou l'eau gomme, érode avant qu'elles n'aient une chance d'influence la terre. 





 
La baie du mont Saint-Michel est un de ces lieux à la géographie cocasse, étrange. Les éléments jouent ici à modeler des paysages selon des règles complexes et changeantes, pour le seul amusement des mouettes.
J'aime le sel qui rouille et pique le métal. Ces petits cristaux fragiles qui, avec patience et minutie, arrivent à bout des pires serrures, des portes et des fenêtres barrées, des anneaux et des chaînes.
Face à l'éternité, la force de l'océan gagne toujours.
Pourtant l'homme est têtu. Pour contrecarrer les plans naturels et l'ensablement de la baie, inéluctable sous les sédiments charriés par le Couesnon, l'homme a conçu une digue, un barrage. Un mécanisme ingénieux et complexe qui devrait peu à peu rendre au mont Saint-Michel son insularité.
Le sable n'est pas le pire ennemi du mont. 






C'était un lieu de recueillement.
Un lieu de méditation.

Aujourd'hui devenu l'une des perles du tourisme, des milliers de personnes se pressent dans les rues trop étroites jamais conçues pour un tel flot humain. Il est aisé d'oublier la fonction premier du mont Saint-Michel mais aussi la raison de l'érection de l'abbaye.

Le pire ennemi est celui qui l'a construit et qui, étrangement le fait vivre.

Je n'ai vu que le mont sous les auspices favorable de l'inter-saison, de jour de semaine. Quand la méteo est jugée peu clémente et que le calendrier interdit les vacances aux familles ; quand pèlerins, voyageurs et curieux motivés sont plus nombreux que les cars qui déversent leurs flots de moutons.
J'ai le mont avec une mer calme.
Une mer et un ciel en grande discussion de gris et d'eau.




 
Le contraste entre ces étendues, leur espace de promesses et de liberté, et les pièces sombres et solitaires de l'abbaye, ébranle nos perceptions. Deux modes de méditation, l'un extérieur, les yeux ouverts, le visage malmené par les embruns, l'autre intérieur, centré dans le froid immobile, ou juste à la lueur d'une flamme. Le soleil malade derrière des vitraux.

Qui peut choisir entre la liberté souvent illusoire d'un ciel aujourd'hui quadrillé d'autoroutes ou la réclusion dans un lieu unique et apparemment étriqué ?
Je crois que la vraie liberté est celle que l'on garde précieusement recluse, à l'intérieur de son âme.
Une liberté enfermée en soi.
Et quand on comprend que les frontières entre Soi et le monde, entre Soi et l'univers - autant viser grand - ne sont pas si imperméables et impénétrables qu'on voudrait nous le faire croire, l'intérieur et l'extérieur se confondent, s'épousent.

Cette liberté là, une fois découverte, nous appartient.







Merci aux bâtisseurs du mont Saint-Michel pour cette inspiration.

Je ne peux, lecteur, que t'encourager à découvrir ses merveilles en vrai, avec de bons souliers, un cache-nez et surtout, surtout, hors saison !

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Le mont Saint-Michel, de pierre, de métal, de bois et d'eau


Il fallait avoir la foi pour décider d'ériger un oratoire sur ce cailloux. À une époque où les miracles, les commandements divins et les hallucinations prophétiques étaient presque monnaie courante pour peu qu'on ait la motivation ou le rang pour se faire entendre, un évêque part en croisade contre les éléments. 

L'abbaye du mont Saint-Michel, entre ciel et mer, est un de ces lieux que j'ai longtemps rêvé de visitée. J'y suis allé pour la première fois il y a quatre ans et j'avais très envie d'y retourner.

C'est un lieu habité.

Et pas seulement par des myriades de touristes. Hors saison, la digue battue par les vents n'est parcouru que par quelques courageux.
En cette fin de mois de mars morose à la température automnale, je voulais venir ici, respirer les embruns, regarder le gris du grès narguer le gris des cieux et le gris du sable quand la mer s'est carapatée.

Une gamme de gris infinie.





Chaque élément du décor semble s'accorder avec cette couleur indéfinissable.
Entre gris et ocre. Solide et liquide.
Tout s'harmonise.

Le plus étrange sont les touches de végétation. Quelques mousses et lichens, quelques plantes rabougries, une fougère, tentent de survivre dans cet environnement de sel et de vent.
Pas grand chose à se mettre sous la dent.
Pourtant, elles survivent, ces plantes courageuses, et ornent de leur touche de fantaisie la litanie interrompue du minéral et des eaux.






Aujourd'hui l'eau est là haut.

 La fine vapeur d'un voile de nuage diffuse la lumière et grise le paysage pour apporter sa touche à cette symphonie achrome.
Si en été le soleil doit cogner, violent et sans pitié, sur les remparts, il en encore timide en ce-jour.
Voilé, dissimulé.
Les os transis et les articulations raidies, nous arpentons la ville. Dans l'abbaye, l'humidité glacée transforme le lieu de culte en tombeau.

Une crypte immobile où des centaines, des milliers de moines peut-être ont, en silence, foulé ces marches, usé le sol, en quête d'un salut hypothétique.
Étaient-ils heureux, dans ce lieu inhospitalier ? Étaient-ils serein ? Face à l'immensité de la lande et des eaux, l'homme ne peux que se sentir minuscule, s'oublier même.

Plutôt reposant.



Et puis, il y a la merveille.

Ce cloître magique, un jardin intérieur fait de petit carré comme les jardins des simples, entouré de fines colonnes. Au cœur de la pierre, des gris et des sables, un îlot de verdure, au milieu de ce promontoire rocheux.

Un lieu incroyable.
Une invitation silencieuse à la contemplation. 

Je crois que c'est juste pour ce cloître que je veux encore retourner là-bas.






La visite s'achève dans d'immense salle aux dalles nues, aux murs érodés par les regards profonds des moines copistes, des pèlerins et des curieux. Les sons raisonnent presque timides dans tout ce vide trop sérieux.

Tant d'âmes sont venues ici. Tant d'humains différents, de tout les pays du monde. Pourtant, sous les voûtes gothiques, personne. Dans le long couloir de pénombre, personne. Plus un bruit. Juste mes pas et cette vibration que j'emprisonne dans mon cœur pour la transformer en un souvenir cher.





Vous avez appréciez la visite ?
Je posterai encore d'autres photos !


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Suspendue entre deux mondes, le Japon et la France, Aizen milite contre le nucléaire



Parfois, ce n'est qu'après une rencontre qu'on réalise ses impacts. Aizen tient un blog qui parle de mode et de Japon. Son écriture fun, sincère, directe m'a séduite. Nos premiers échanges sur la toile ont été chaleureux. Notre première rencontre "en vraie" a été étonnament simple. Aucune différence avec les conversation par chat.
Et puis, il y a eu le 11/03. La fracture. Depuis, elle est devenue quelque chose de plus fort, beaucoup plus fort.

La prêtresse-guerrière des écureuils volants !


Souvent, je m'énerve contre les amoureux du Japon qui refusent d'ouvrir les yeux sur la gravité de la situation sanitaire. Certains n'envisagent la catastrophe du 11/03 que sous l'angle naturel (séisme et tsunami) et font comme si l'accident nucléaire de Fukushima n'avait pas eu lieu, ou qu'il était terminé. La politique active en matière de tourisme du gouvernement Japonais fait oublié l'horreur de la contamination et surtout le refus d'évacuer les populations dans la zones atteintes par les radiation. Tout va bien au pays du Cool Japan. Et nombreux sont les internautes notamment les blogeurs qui soutiennent cette propagande digne d'un régime dictatorial.


Heureusement, certains et certaines ont le courage de se positionner.
Aimer le Japon ne signifie pas être aveugle.
Donner son opinion, être lucide sur les aspects négatifs ne salie pas ses sentiments. Aizen, une amie franco-japonaise, appartient aux courageux qui crient tant leur amour pour la culture de ce pays que leur colère pour les actions et les mensonges du gouvernement.
Sans relâche, elle informe, explique, combat les attitudes obscurantistes et se bats pour protéger la vie. Elle est activiste, franche, entière parfois impulsive mais ce n'est pas une extrémiste. Elle sait concilier ses engagements avec se qu'elle est profondément : une femme sensible, intelligente qui apprécie aussi le futile et sait se distraire, rire.

Par sa mère, elle hérite d'une tradition japonaise avec des racines ancrés dans le sol de l'archipel et sa spiritualité. Le choc du 11/03 l'a ébranlé, elle a découvert une facette sombre du Japon, elle a découvert la niaiserie de ceux qui sont « fans » de la société de consommation et qui limitent la culture contrastée de ce pays à ce qu'elle a de plus superficiel et facile.



Interviewée par la TV japonaise TBS, le 9 mars 2013 durant la Chaîne Humaine, c'est la compassion et la souffrance qui s'invitent. Quand on pense aux victimes, la colère s'efface... 


L'accident nucléaire de Fukushima est un révélateur des tendances naturels de l'humanité à céder à la facilité et à la destruction pour bénéficier d'un confort immédiat sans réfléchir plus loin que le bout de son nez. Mais cet accident révèle aussi le meilleur de l'âme de certains et son immense bonté. Je connaissais Aizen avant le 11/03, depuis, elle est devenue une amie précieuse mais aussi un être qui m'inspire.
Toutes les luttes ont besoin d'icônes, les engagements ont besoin de déclencheurs. Aizen fait partie de ceux que je regarde quand je flanche, quand j'ai envie de fermer les yeux. Elle m'aide à me rappeler que combattre signifie aussi protéger.

Je ne peux que vous encourage à vous interroger sur les sentiments que le Japon vous inspire. Si vous pensez que vous aimez sa culture, son peuple, ses paysages, sa spiritualité, alors, je vous en conjure, arrêtez de le "consommer" (Merci à Roger Nymo pour cette formulation).



La prochaine fois, venez donc marcher avec nous !

Ces photos ont été prises lors de la chaîne humaine contre le nucléaire du 09/03/2013 à Paris
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Le printemps dans le sous-bois




Voilà. Les vacances sont terminées.

Je suis de retour dans mon étang après un périple de la Charente-Maritime en passant par le Poitou jusqu'à la Bretagne. Avec La Moustache, nous avons fait la tournée des copains, participé comme bénévole au festival de BD de Ligugé et surtout, profité de chaque minute du voyage !

J'ai ramené dans mes valises des images, des couleurs, la fraîcheur du vent et l'odeur de la campagne. Un grand bol d'air pour attaquer le mois d'avril avec de l'inspiration et de la motivation !








Ces photos ont été prise dans le domaine de Givray, près de Ligugé, à coté de Poitiers.
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