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Rideau - paroles pour le disque Sable Mouvant

Rideau


Je me suis installé
À la terrasse d'un café
Un bouquin à la main
Un vague relent de regret
Je sirote du soleil
À la santé d'une vieille

Je regarde les gens passer
Ces quidams si pressés
Je suis là, tranquille
Avec ce goût d'inachevé
Qui embrasse la ville
Persistant comme une migraine
Érodant comme la Seine

Du monde sur les pavés
Je suis relax, no stress
Trop tard pour une messe
Pourquoi broyer du noir
Autant attendre peinard
Que tout soit terminé

Je me suis installé
Dans ce commerce de quartier
Pour le touriste fatigué
En mal d'authenticité
Et l'habitué désabusé
Prêt à se pochetronner

Je vois la foule bigarrée
En bagnole, à vélo, à pied
Avec ou sans papier
Une masse d'humains mouvante
Non identifiée
Certains sourient
D'autres grommellent
Un spectacle infini
Sans cesse se renouvelle

Du monde sur les pavés
Je me sens philosophe
Prêt pour la catastrophe
Pas besoin de s'en faire
Car c'est juste la terre
Qui s'arrête de tourner

Je me plonge dans ces pages
Aux longues lignes lasses
D'avoir été trop lues
Pas de montre au poignet
Pas de boulet prêt à sonner
Du monde dans les rues
Un café noir
Rien d'autre à me soucier
Circuler, plus rien à voir

Deux trois illuminés
Que personne n'a écoutés
L'avaient pourtant prédit
Avec une clairvoyance
De circonstance
C'est pour aujourd'hui
Dans l'indifférence générale
Pas de scandale

Du monde sur les pavés
Je suis relax, no stress
Trop tard pour une messe
Pourquoi broyer du noir
Autant attendre peinard
Que tout soit terminé

Du monde sur les pavés
Je me sens philosophe
Prêt pour la catastrophe
Pas besoin de s'en faire
Car c'est juste la terre
Qui s'arrête de tourner

Du monde sur les pavés
Résigné, j'attends juste
Un épilogue injuste
Parfois les histoires tristes
S'achèvent à l'improviste
Sur le pavé condamné

Tranquille, je me suis installé
À la terrasse de ce café
Profiter de la dernière lumière
D'une dernière bouffée d'air
Avant la der des ders
La fin du monde

Le site de l'artiste :  http://nicolaspabiot.fr

Pour écouter la musique : 
http://www.deezer.com/fr/artist/4158023 
https://soundcloud.com/nicolas-pabiot

Article sur le sujet :
http://etang-de-kaeru.blogspot.com/2013/09/sable-mouvant-voyage-en-eaux-sombres.html

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Ero Guro - paroles pour le disque Sable Mouvant

 

Ero Guro


Une silhouette décharnée
La posture voûtée
Comme un tronc torturé
Par le lierre étouffé
Ses moignons de chair
Tous luisants de glaire
Se tordent comme des gros vers

Un corps noueux, mouvant
Aux appendices aberrants
Qui se déplace en rampant
Trop de membres et pourtant
Incomplet, inachevé
Pire qu'un déchet
Un fœtus mort-né

Freaks and monsters
Alone together
In their own little sphere
Of love pain and fear

Devant un parterre extatique
D'individus fort excentriques
Bandant devant l'être canonique
Tels des pervers fanatiques
De toutes ses excroissances
Il virevolte, il danse
Hallucinante transe

La créature gesticule
Comme un gros testicule
Cette vision vous bouscule
Cette image vous accule
Et ses longs bras pendouillent
Son entrejambe se mouille
Se corrode comme de la rouille

Freaks and monsters
Alone together
In their own little sphere
Of love pain and fear

Soudain ses appendices s'agitent
Avec la grâce érotique
D'un poulpe paraplégique
Qui dans un ballet extatique
Vous dégoûte et séduit presque
Une sensualité grotesque
De cette apparition burlesque

Dans ce cirque macabre
Où brillent mille candélabres
Gît la parodie sans palabre
D'un créateur de marbre
Indécence d'une forme
Que la nature déforme
Une masse informe

On mérite ces parasites
Nos vices s'immiscent
Glissent dans les interstices
D'une société trop lisse
C'est l'espèce endémique
D'un cauchemar cyclique
Elle vous file la trique

C'est l'esthétique
De la panique !



Le site de l'artiste :  http://nicolaspabiot.fr

Pour écouter la musique : 
http://www.deezer.com/fr/artist/4158023 
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Factice - paroles pour le disque Sable Mouvant

Factice


Ton âme meurtrie se délite
Sans faux-semblant
Sans geste aguichant
Comme un aimant parasite
Ton âme-lumière souille
Ton âme-phare rouille
Attire ceux en mal d'amour
En mal d'aimer

Ta fragilité casse la distance
Rend vulnérable la cuirasse
Ramollit la carcasse
Gagne la confiance
S'immisce dans l'intimité
Refuge pour un animal blessé
Abîme le protecteur
Abîme le sauveur

Une image, un reflet
Je tends le doigt
Sous l'illusion factice
L'ombre de toi

Tombé amoureux d'une ombre
Le plus valeureux guerrier
Désarmé par ta sincérité
Dans ton mercure, il sombre
Se noie dans ta pénombre
La source létale du mal
Effilée, cette lame
Transperce cœur et âme

Une image, un reflet
Je tends le doigt
Sous l'illusion factice
L'ombre de toi

À ses blessures béantes
Abreuve son empathie
Lape la souffrance
Son innocence bénie
Pulsation, résonance
Bat la mesure de votre amour
S'abat sur lui comme une fièvre

Désespoir ravageur
Drogué à ta bouche
Maladie honteuse
D'être amoureux d'une ombre

La réalité distordue
D'un être qui n'existe pas
Cache un fantôme malingre
À demi disparu
L'ombre de toi
Dissimulé
En filigrane, perdu

Une image, un reflet
Je tends le doigt
Sous l'illusion factice
L'ombre de toi



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Sable mouvant - paroles pour le disque éponyme

 

Sable mouvant



Je ne veux pas choisir
Suivre toujours et sans saisir
Que la vie, ça se mérite !
Ni juste ni pratique
Ces milliers d'actes manqués
Se mêlent aux regrets
Plombent mon avenir

J'veux pas choisir,
Suivre toujours et sans finir
S'engager qu'à moitié
Pour jamais être blessé
Velléitaire de cœur
Responsable de rien
À peine humain

Tendre la main,
Jamais bien loin
Viser la facilité
Déjà prémâchée

Sable mouvant

J'veux pas choisir
Suivre encore et sans désir
Se plier à la réalité
Sans combattre, juste oublier
Qu'à l'intérieur on aspire
À des hauteurs
P'être au bonheur

J'veux pas choisir
Ne pas penser à l'avenir
Éviter tous les heurts
Ignorer même ses peurs
Coller à la normalité
Mon amie la facilité
Et se détruire

Tendre la main,
Jamais bien loin
Viser la facilité
Déjà prémâchée

Sable mouvant




Le site de l'artiste :  http://nicolaspabiot.fr

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Papier - paroles pour le disque Sable Mouvant

Papier


Ma vie c'est du papier
Du papier qui s'accumule
Du papier qui pullule

Facture, Assedic
Gaz, électricité
Télécom, Internet
Impôt et publicité

Du papier

Des papiers de l'administration
Si abscons
S'empilent sur le bureau
Comme des parpaings de béton
Se reproduisent dans mon dos
Se sédimentent doucement
Comme dans un lac, tout au fond
S'entassent les limons

Du papier

Et des tours de bouquins
Comme la tour de Babel
Qui s'amoncellent
Comme la Bibliothèque nationale
Avant de se prendre une mandale
Et de s'écrouler sur le parquet

Des tours de lecture en suspens
Et encore d'autres que j'attends
Des tours de lecture à refaire
Des tours de lecture déjà faites
Des tours de papier
Science-fiction et polars
Dictionnaires et romans de gare

Et des livres illustrés
Avec des milliers de cases
Et des milliers de phrases
Des dessins colorés
Des traits à l'encre de Chine
Comics mangas BD
Encore du papier
Toujours du papier

Ma vie c'est du papier
Mes loisirs, du papier
Pour voyager sans bouger
Pour oublier la réalité

Du papier virtuel
Des fichiers, des e-mails
Du papier fiduciaire
Qu'on file à la boulangère
Du papier, du papier

Ma vie officielle c'est du papier
Une existence de papier
Du papier

Et quand je caresse
Le bois de mon étagère
Dessous il y a encore, du papier, du papier

Un jour je voudrai tout jeter
Tout brûler, tout couler
Laisser derrière moi
Tout ce papier
Tout ce papier
Si lourd

Cramer l'Amazonie
Frire l'Indonésie
Sans oublier le Massif central
Et toutes les forêts domaniales
Éradiquer la source du Mal

Tous les champs de papier
Les dévaster !
Les atomiser
Jusqu'au dernier !

Quand en moi les histoires dansent
Une kyrielle de mots s'affolent
Je n'ai alors qu'une envie folle
Les coucher sur le papier

Je sais que pour les apprivoiser
Il faut du papier, du papier



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Pour écouter la musique : 
http://www.deezer.com/fr/artist/4158023 
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Bob - paroles pour le disque Sable Mouvant

 

Bob


T'as un certain talent
Pour les emmerdements
T'es construit pour durer
La baston et cogner

T'es pas là par hasard
Un tantinet casse-couilles
T'es jamais en retard
Quand il s'agit d'embrouilles

Résiste à tout
Même à l'atome
Même au sarcome

Résiste à tout
Même à l'atome
Même au sarcome

Toi, plus tard
Tu s’ras cafard

T'as un certain talent
Pour les emmerdements
Des gus à dessouder
T'es là pour nettoyer

Et dans tout ce bazar
Des biftons plein les fouilles
Le voilà qui s'barre
Vers de nouvelles magouilles

Résiste à tout
Même à l'atome
Même au sarcome

Résiste à tout
Même à l'atome
Même au sarcome

Toi, plus tard,
Tu s’ras cafard

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Cascadeur : voix d'ange et piano sensible



Voici un artiste français, pianiste et bidouilleur de son, qui mélange les genres avec talent et sensibilité. Découvert grâce à Deezer et aux supers playlists d'une copine, j'ai eu le grand plaisir de le voir en concert. Une soirée magique avec beaucoup d'émotions dans la musique et dans l'écoute d'un public conquis ! 

Dans les étoiles !

Cascadeur est un personnage fictif, une image mystérieuse, presque inquiétante. Un homme avec son casque de moto joue derrière un piano. Pourtant, derrière cette mise en scène à la Daft Punk se dissimule un artiste sans aucune arrogance, au contraire. Timidité, intelligence, et poésie transparaissent dans les composition d'Alexandre Longo.

Entouré sur scène d'une formation musicale solide et solidaire, il interprète ses morceaux avec une certaine liberté et une bonne dose d'humour. J'ai aimé la grande différence entre les arrangements live et studio. Une autre version de la musique qui perd un peu de sa dimension contemplative et mélancolique pour gagner en énergie et en force. Une autre émotion, une autre couleur. 


Jouer avec des masques de lucha libre, des tenus de cosmonautes et des uggs... Un défi !

La musique de Cascadeur est assez douce sans tomber dans le planant. Un touche d'électro, une musique simple et parfois pop avec des mélodies qui s'accrochent aux oreilles sans jamais faire dans le facile.

Ses textes sont sublimes et laissent aussi libre court à la rêverie. Ils évoquent des sensations, ouvrent des horizons. Cascadeur tisse, avec ses sons et sa voie, une ambiance à la fois forte et un peu nostalgique. Une musique qui m'évoque l'été, allongée sur l'herbe à compter les étoiles, une route sous la pluie, bien au chaud dans l'habitacle de la voiture, le bruit lointain d'une foule, la chaleur des amis qu'on vient de quitté.
Une solitude habitée.

Son premier EP est sorti en 2010 et son premier album The Human Octopus date de 2011. La qualité de sa musique est d'une constance parfaite. Son prochain disque sortira au printemps 2014, les premiers morceaux diffusés sont prometteurs, toujours dans la même veine et pourtant, toujours aussi surprenants. 

Voici quelques vidéo pourrites prises avec Pupuce, mon appareil photo qui a fait son max dans des conditions pas top. Ça bouge, c'est flou, mais le son est quand même là. Soyez indulgents  :)









Les sites officiels de Cascadeur : 
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Sable mouvant : Voyage en eaux sombres



J'ai collaboré à un disque, un double CD. Il est sorti, disponible à la vente sur plein de sites. C'est un disque enregistré en studio avec des musiciens pro, mixé par un super ingé son, qui passe sa vie dans les avions (quand il n'est pas en concert). Bref, un vrai disque, pas une démo bricolée dans un garage. Il serait temps que j'ai le courage d'en parler ici ! Pas de panique, je ne chante pas (ceux qui m'ont déjà entendu pousser la chansonnette seront immédiatement soulagés). J'ai juste écrit quelques textes, ce qui est plus dans mes cordes.

Les notes et les mots


J'aime les mots. J'ai été journaliste, je le suis toujours pour ce blog, un peu. J'ai écrit pour communiquer, pour informer, pour expliquer. Si je préfère raconter des histoires - l'écriture romanesque est sans conteste celle qui m’épanouit - j'aime aussi expérimenter avec des poèmes.

Il y a quelques années j'ai commencé à rédiger des textes pour un ami pianiste compositeur Nicolas Pabiot. Il m'avait donné comme base de travail quelques morceaux bruts, de la musique inclassable avec des mélodies assez tristes et des rythmes souvent cyclique.

J'ai adorée.
Même ces versions pas finies avec une mauvais qualité d’enregistrement m'ont touché. Ému. Un son qui m'a parlé, un son qui faisait écho à quelque chose de fort, de bouillonnant.
Alors j'ai écrit pour lui. J'ai écrit pour moi aussi. Pour expulser un trop plein d'émotions.




Nicolas a retenu sept de mes textes qui figurent aujourd'hui sur l'album. Vous ne trouverez pas ici de critique du disque. Je suis trop impliquée dans le projet pour être objective. Néanmoins, je peux vous donner quelques éléments factuels.
 La musique est variée, elle alterne entre le rock indé, l'électro, le rock assez couillu mais aussi vous trouverez des éléments plus expérimentaux. Nicolas est pianiste avec une solide formation classique et cela se ressent dans la composition. Il a longtemps été le pianiste de Marcel Kanche, et il a fait beaucoup de scène.
La production de Sable mouvant (maquette, mixage...) est totalement pro. On est proche d'un concept album puis qu'il y a un ton, un fil conducteur indéniable. L'album comprend 21 titres dont la moitié d'instrumentaux.


Si je devais donner une couleur à ce disque ce serait le gris anthracite, quand la nuit tombe à la campagne et qu'il n'y a pas la pollution lumineuse des villes. L’anthracite d'un ciel nocturne sur l'océan. Avec l'odeur de l’iode et la pourriture des algues. Les textes que j'ai écrit ne sont pas super youpi yop. L'ambiance générale est assez sombre sans être désespérée. Bref, amateur de Lady Gaga, de techno à quatre notes pour danser ou de variété fun et légère, vous risquez d'être surpris et d'avoir vos oreilles un tantinet secouées.



L'autoproduction : la liberté à un prix


En musique encore plus que pour le livre ou la BD, il est très difficile pour un artiste de réussir à sortir son œuvre. Aujourd’hui, les maisons de disque demandent un produit fini. En général, les jeunes artistes font un CD avec quelques titres accrocheurs, calibrés pour séduire. Ceux qui savent communiquer utilisent les réseaux sociaux pour faire leur promo, parfois avant même d'avoir sortir un single.
Nicolas avait tant de compositions qu'il a opté pour une autre solution, plus risquée et sans concession : auto-produire un double CD de 21 morceaux. Quitte à devoir faire un disque, autant aller jusqu'au bout ! Un pari courageux qui lui ressemble et qu'il assume.

La conception de Sable mouvant a coûté environ 10 000 € soit trois ans d'économie et beaucoup de travail. Pour Nicolas, tous les intervenants sur le disque qui travaillent et s’investissent doivent être payés.
Pour auto-produire, il faut d'abord un endroit pour enregistrer. Dans le cas de Nicolas, il a construit lui-même son studio. Ensuite, il faut un ingénieur son et des musiciens. Et puis il y a la réalisation de l’objet “disque” avec une création graphique pour la jaquette. À l’heure où la musique se dématérialise, le disque doit, pour justifier de son existence matérielle, être un bel objet.
Enfin, il faut enfin ajouter le coût du pressage. Pour la diffusion, les boutiques prennent une commission. À la fin, l'addition est salée.


Acheter, c'est soutenir.


Par disque vendu, Nicolas empoche 2 euros. Et moi, je gagnerai hypothétiquement des sous si il arrive à rembourser ses frais. Alors, si vous aimez son travail et que vous souhaitez le soutenir plus activement, il est aussi possible de faire un don via paypal sur son site. Non, il ne partira pas au Bahamas avec cet argent - sauf si vous êtes particulièrement généreux - mais il produira son second album. Parce qu’il a encore beaucoup de musique dans la tête...

Aujourd'hui, il est difficile d'arriver à exister pour un musicien dans la myriade de sons disponibles à l'écoute. Pour les mots et les photos, je connais le même soucis. L'effort ne suffit pas toujours et l'aide des amis, mais aussi de tout ces inconnus qui décident de filer un coup de pouce, est précieuse. Moi, j'ai de la chance. Mon blog ne me coûte rien et écrire demande peu d'investissement pécuniaire. Juste du temps et de l'énergie.

Collaborer avec Nicolas m'a aussi fait prendre conscience de façon très concrète de la difficulté d'être musicien. Hors, la musique est une éternelle source quotidienne d'inspiration et de bonheur. Pouvoir participer ainsi à l'aventure d'un disque m'a appris beaucoup. Pour la première fois, j'ai collaboré à quelque chose qui s'achève avec un produit fini.

Maintenant, il ne me reste qu'à terminer mon roman pour être (momentanément) comblée !




Le site de Nicolas :
http://nicolaspabiot.fr/

La page facebook :
 https://www.facebook.com/pages/Nicolas-Pabiot-page-officielle/435202883211122?fref=ts

Ecouter les 21 morceaux sur Deezer :
http://www.deezer.com/fr/artist/4158023

Studio U-Fly
https://www.facebook.com/UFlyStudio?fref=ts
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Kishi bashi : de l'electo-pop à mettre dans vos oreilles sans modération !



La vie est bien faite.
Je découvre un soir la musique étonnante Kishi Bashi via la sélection du site musical Deezer auquel je suis abonnée. C'est le coup de foudre ! Et je vois que l'artiste est en concert à Paris le lendemain, alors je me précipite. L'expérience est extraordinaire tant pour le son que le spectacle.


"151a" un premier album merveilleux !

Kishi Bashi est un musicien americano-japonais qui aime marcher hors des clous. Violoniste classique de formation, il bidouille les sons, innove, mélange instrument et voix avec beaucoup de talent.

Son premier album vient de sortir début mai en Europe. Le résultat est non seulement génial aux oreilles mais surtout dépaysant et joyeux. Résolument indépendant, sa musique oscille entre une pop sympathique et enlevé et de l'électro expérimentale. Il y a quelque chose qui marque, une originalité déroutante qui donne envie d'arrêter ce que l'on fait pour vraiment écouter et pas juste l'entendre.

Tout les morceaux ont une âme, une couleur. Certains sont enlevés et sautillants, d'autres plus mélancoliques et pleins d'émotions. Le chemin reste toujours léger, frais et pourtant, rien à voir une pop sitôt écoutée sitôt oublié. Kishi Bashi surprend et titille nos tympan.




Son album 151a joue sur les sons et aussi la signification même de son titre, comme l'a fait Murakami pour 1Q84. En effet, 151a se prononce"ichi go ichi e"  et fait référence à un concept japonais. Littéralement cela veut dire « un moment, une rencontre », la traduction est plus "seulement cette fois" ou "une seule chance dans tout une vie". Cette expression est très usité dans le zen et la cérémonie du thé. Il s'agit de l'accueil que l'on fait au visiteur en savourant l'importance de l'instant, conscience de l’éphémère. Chaque cérémonie est unique même si les éléments semblent les même. Ce concept nous invite à prendre soin de la rencontre.

Le sens de 151a correspond parfaitement au contenu de ce disque mais aussi à ce que j'ai ressenti à son écoute : la sensation vivre d'un instant précieux. D'autant plus magique quand on songe quelle sérendipité a conduit à ce que je le découvre exactement la veille de la présence de l'artiste dans ma ville.


 Photos promo : http://www.joyfulnoiserecordings.com/kishi-bashi/


The Kishi Bashi live experiment !

Kishi Bashi en concert est une autre expérience, une autre musique.
Dans la petite salle du Nouveau Casino et ses lustres baroques, Kishi Bashi prend toute son ampleur de joie et de fougue. Seul, il joue du violon et jongle avec les samples. Sa voix claire et haut perchée nous entraine, lancinante comme les sons de son instrument. Et puis, tout à coup, il enchaîne et passe au beat-box en guise de rythmique qu'il réutilise en sample dans la foulée.




Son énergie déborde de la scène, il danse, vivant et remuant. Il communique son enthousiasme et son plaisir de jouer et de chanter à un public conquis. Durant une heure, il réarrange ses morceaux leur donne une autre dimension. Une espèce d'énergie positive s'empare de la foule. Nous sommes heureux d'être là, ce soir, à profiter pleinement de cet instant. Une vibration commune et un partage autour d'un artiste généreux.

Quand je me retrouve dans la rue, avec mon amie Anne, nous sourions, le cœur léger, comme lavé par une vague d'humeur joyeuse. Avec mon vinyle sous le bras, La ville m'apparait soudain moins hostile, avec une musicalité nouvelle, pleine de promesse.
Merci l'artiste !



Vous en voulez plus ?
Le site de l'auteur : http://kishibashi.bandcamp.com
Une interview très sympa : http://www.splashmysound.com/kishi-bashi-interview-12/
L'article de Camille qui était aussi au concert *_* : http://stendhal-syndrome.fr/2013/05/15/chroniques-culturelles/kishi-bashi-lodyssee-musicale/
Une autre critique de l'album : http://www.splashmysound.com/kishi-bashi-151a-l-lp-review-joyful-noise-recordings/
La page wikipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/Kishi_Bashi

Une play list sur youtube pour écouter l'album : https://www.youtube.com/playlist?list=PL1kTIGE_bz77yq4BAWXP80d3LbB79qeXx
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Dans les champs d'automne...



Cette semaine, je suis en vadrouille dans ce coin de Charente Maritime que j'affectionne beaucoup. Mon cerveau de batracien est extrêmement sollicité par des projets passionnants et diverses dont un disque auquel je participe et qui sortira en novembre !
Je vous donnerai des info trèèèès bientôt sur le sujet :)


Malgré les tâches multiples qui se bousculent dans leur priorité, j'ai regardé par la fenêtre.
Avec les champs et vergers juste à porté de chaussures, hier, je me suis évadée pour une promenade à la tombée de la nuit.
Herbe mouillée et gadoue, odeur de la terre détrempée et des nuées essorées, voilà une tentation délicieuse pour une grenouille en mal d'horizon.

Je partage donc avec vous quelques trouvailles imagées. Je me suis essayée au format carré, pour sortir de mon sempiternelle 16/9ème que j'affectionne tant...

Vous n'avez pas envie, vous aussi, de marcher quand la pénombre pointe son nez ?


Duo tranquille

Vert verger !


Caché !

Peinture sur ciel

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Meilleurs voeux aérien avec la voix mélodieuse et puissante de Youn Sun Nah

En ce début d'année, je vous épargne deux choses :
- la liste de mes bonnes résolutions qui n'intéressent que moi, et encore...
- la liste de mes voeux, variables en fonction de mes humeurs et de mes lecteurs.
Je me contente donc d'une petite carte, gentiment mise en page par Mlle Viny avec une photo d'un timide lotus de l'étang Shinobazu à Ueno.



Ma liste de chroniques de livres et de BD en retard s'allongeant à mesure que je dévore des pages, j'ai opté pour une solution courageuse : écrire sur de la musique !

Je viens juste de découvrir Youn Sun Nah (merci Anne !), une chanteuse coréenne à la voix époustouflante. Amatrice de jazz surtout instrumental, les voix tendent à me fatiguer et il est rare que j'écoute un album complet sans me lasser.


Cette demoiselle change la donne.
Sa technique vocale inclut du scat mais aussi un travail déroutant avec des cris et des chuchotements bien dosés, jamais hystériques. Et bien sur, il y a l'émotion et l'élégance.
Elle vous prend le ventre, votre gorge se serre. La grande qualité du mixage de ses albums Voyage et Same Girl met la voix en avant sans ignorer les mélodies. Un son propre qui amplifie encore la force des sensations.

Tantôt allègre et joueuse, tantôt délicate et poignante, You Sun Nah surprend à chaque morceau. Les compositions personnelles alternent avec celles de ses comparses musiciens. Elle ose aussi des reprises justes et originales de Nat King Cole, en passant par Tom Waits et même Metallica !


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Youn Sun Nah nous emmène en dans un voyage sonore au delà des mers.
Mais pour l'écouter, pas besoin d'aller jusqu'en Corée, elle sera à Paris en Mars. Les dates de ses concerts sont sur sa page Myspace.
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