Photo 52 : rouge

Pour la première fois, je n'ai pas publié ma photo du projet 52 à temps !
La combinaison du salon Japan Expo et d'un changement de FAI a été fatale. Même si j'ai retenue deux clichés avant la date, je n'ai pu écrire un message sur mon blog avant le récapitulatif.

Il faut juste que je me dépêche si je ne veux pas récidiver cette semaine : je n'ai toujours pas la photo du thème en ville !


Lors de la convention, j'ai tenté de prendre l'intérieur d'une lanterne japonaise. L'éclairage médiocre et les conditions de bruit et de foule m'ont vraiment gênées. Et, malgré la retouche, je ne suis pas très satisfaite.

Rouge Japon, non retenue

La seconde photo a été prise samedi soir, juste à la sortie du métro Télégraphe. Deux châteaux d'eau surprenants se dressent là. Une rambarde d'escalier et de sécurité rutilantes, des antennes... du métal peint en rouge qui chatoie dans le soleil couchant. C'est celle que j'ai retenue !


Métal couchant
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Tanabata, l'envol de souhaits vers la voie lactée...

Aujourd'hui, c'est le 7 juillet. Le septième jour du septième mois, et au Japon, la fête de Tanabata cèlèbre les étoiles. Aujourd'hui, je me remémore avec nostalgie et espoir le Tanabata de l'an passée...

Des guirlandes de voeux, de la fumée pour parler aux Dieux


J'avais passée ma matinée à me reposer, épuisée de me pérégrinations des deux semaines précédentes. Et puis, direction Ikebukuro où mon amie Maï Lan travaillait. Nous avions rendez-vous au Centre de promotion de l'artisanat traditionnel pendant sa pause. Ce jour là, une activité de peinture à l'huile sur assiette était proposée.

Je ne suis pas plus doué avec des pinceaux qu'avec un crayon, pourtant, j'ai passé un moment reposant et agréable, concentrée sur mes couleurs alors que Maï Lan papotait avec le maître.  Une fois mon nénuphar achevé avec peine, la miss - qui a peint avec grâce un sublime bambou doré - est repartie bosser.

Le temps était pluvieux et tristoune; j'ai zoné dans Ikebukuro écumant les boutiques discounts de mangas et de figurines. Un passage par le K-books pour acheter des bricoles à ramener aux potes.

Le Daijingu, à la nuit tombée

  
Je prend le métro jusqu'à Iidabashi. Je n'ai pas envie de marcher avec ce temps incertain.
La nuit pointe son nez.
Le ciel voilée masque la réunion des amants des étoiles. Peu à peu, les rues se remplissent de salary-men et d'office ladies. Je me dirige tranquillement vers le sanctuaire Daijingu. Même pas besoin de sortir mon atlas, j'ai déjà fait ce chemin plusieurs fois. Ce bitume m'est familier, j'aime ce sanctuaire. Je m'y sens bien.

Les ténèbres humides chassent définitivement le gris de la journée. Quand je passe sous le torii, je remarque la foule, l'éclairage inhabituel, les petits stands de ventes où se pressent une foule active sous le regards bienveillants des miko.

Jolie miko au sourire sibyllin
Billets et pièces changent de main. J'achète deux amulettes pour un mariage heureux. Et bien sur, le petit bout de papier coloré qui sera accroché aux branches de bambous. Après, elles seront brûlées en un brasier chaleureux.

J'écris mon souhait.

J'adresse aussi une prière aux kami de ces lieux qui doivent avoir mal aux oreilles avec tout ces fidèles venus quémander leur attention.
Je suis la seule occidentale au milieu de lycéens et d'employés venus ici après une journée studieuse.


Je rentre à la maison, l'esprit léger, un souhait dans mon cœur.
Ah, il ne faut pas que j'oublie de passer à Fuji-ya pour acheter du riz pour mon bento de demain...

Un an. C'était il y a tout juste un an. Par la fenêtre de ma grotte, je contemple le bout de ciel carré d'une autre capitale.
Le Japon me manque.

Merci à Maï Lan pour la photo :)
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Les croquis ont la côte chez Comix Buro !

Grâce à l'opération Masse Critique organisée par Babelio, j'ai pu recevoir le steckbook de Dean Yeagle, un illustrateur américain qui vient directement du monde de l'animation. D'ailleurs la rondeur et le dynamisme de son trait l'atteste.

Connu surtout pour ses pin-ups aux formes généreuses, il a aussi monté sa propre structure de production depuis 2000 (Caged Beagle Productions) pour faire de films publicitaires. Ses deux personnages récurrents, Mandy la blonde et Suzette la brunette séduisent par leurs charmes sexy.

Outre des pin-ups plus ou moins dénudées - ou pour être juste plus ou moins habillées - on trouve aussi chevaux, éléphants, dinosaures... J'apprécie particulièrement les croquis plus réalistes de jeunes femmes, très gracieuses, avec des poses vivantes.Vous pouvez avoir un aperçu des premières pages du livre ici.
Jamais vulgaires ni aguicheurs, les dessins de Yeagle séduisent aussi la gente féminine par leur ambiance douce. Messieurs, vous pouvez les ramener sans risque à la maison :)


Suivez l'étoile rouge !

Sous l'égide d'Olivier Vatine, Comix Buro est un éditeur français qui publie une collection de carnet de croquis. De format A5 et à prix raisonnable (une quinzaine d'euro), ces petits ouvrages à la couverture souple couleur papier kraft sont devenus en quelques années très prisés des amateurs de BD et d'illustration.

Chaque recueil rassemble les croquis, travaux préparatoires et petites gribouilles d'un dessinateur, dévoilant ainsi un aspect souvent méconnu de son oeuvre. La maquette des bouquins (souvent réalisée par Bruno Bellamy) est toujours très soignée. Les associations, les juxtaposants font preuve tantôt d'humour tantôt de poésie, selon l'auteur.


Le site de Dean Yeagle
http://www.cagedbeagle.com

Le site de Comix Buro
http://www.comixburo.com

Critiques et infos sur Babelio.com
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Fukushima : dégainez vos consciences !

Le Japon, le monde et moi de Virginie Blancher
 
Cette semaine, à Paris, les amateurs de manga et d'anime, les passionnés de culture japonaise se préparent pour l'événement annuel : Japan Expo. Des centaines d'auteurs, des grands noms en provenance du Japon, et un public d'otaku et de curieux qui attendent impatients. Une foule bigarrée, cosmopolite avec comme dénominateur commun son intérêt pour le Japon.
Je suis un des leurs.
Je suis un des leurs et pourtant... Évoquer le Japon me tord le ventre.

La fin des illusions

Comme tout le monde le tsunami m'a choqué. La souffrance et le désastre humain... Et puis, il y a eu l'accident nucléaire. Sur les premières semaines je n'ai pas décollé des informations, terrifiée des conséquences environnementales à l'échelle de la planète.
Au fil des mois, l'attention est retombée. D'un naturel résolument optimiste et d'une naïveté sans borne, j'ai cru les nouvelles rassurantes. J'ai cru aux mensonges des gouvernements, de TEPCO, des média... J'ai cru que ce n'était pas si grave.

Mais aujourd'hui, j'ai les yeux ouverts.
Brûlants de colère et de tristesse mais ouverts.
Je ne suis pas scientifique, j'ai du mal à comprendre les notions techniques. Heureusement certains expliquent les choses simplement. Il est impossible de continuer à vivre, à consommer, à profiter de son confort sans faire face aux conséquences.
Fukushima n'est pas un cas isolé. Ce n'est pas une exception.
Bien sûr, il y a eu Tchernobyl. Et en ce moment, il y a la central de Fort Calhoun au Nebraska. D'ailleurs, Obaba a courageusement décrété le black-out médiatique...

Quand on ne parle pas du problème, il n'y a pas de problème.
Quand il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème (devise shadok).

Une vie différente ?

Dans ma tête, la catastrophe nucléaire de Fukushima se lie à un malaise profond sur notre mode de vie, notre société. Je n'arrive plus à séparer les deux. Moi la première je profite des nouvelles technologies si gourmande en électricité. J'aime bien prendre des bains très chaud, j'achète parfois des denrées alimentaires qui viennent de très loin...
Je sais que je n'arriverai pas à changer mon mode de vie sans difficulté. Pourtant, je ne peux pas continuer, faire comme si tout était youpi-yop.
Alors, je lis les information, je réfléchis, j'essaye à mon niveau, avec mes proche et mes amis de trouver des solutions alternatives. De consommer moins.
C'est plus facile quand on a compris que consommer pour consommer ne rend pas heureux.

La situation au Japon est alarmante.
La saloperie que crache la centrale endommagée contamine la mer, les sols, la vie... Je comprend que cela fasse peur. Alors on n'effectue pas beaucoup de mesure, on rend les résultat incompréhensible. Et c'est alors plus facile ainsi de dire que tout va bien. Ou même de mentir. On dit que tout est ok. Il y aura quelques centaines, quelques milliers de sacrifiés, comme à Tchernobyl. Ou quelques centaines de milliers. Ou quelque millions. Et après on oubliera, jusqu'à la prochaine catastrophe ?

Ca suffit !
Le logo sur cette page "blog4Japan" n'est pas là que pour la déco !

J'aimerais que tout ceux qui se disent "fan", "passionné" du Japon, prennent leur courage à deux mains et se renseignent. Qu'ils fassent circuler les informations, les vidéo, qu'ils discutent entre eux. Nous sommes tous concernées. Et si on réfléchir ensemble, je suis persuadée que des idées intelligentes pour limiter les dégâts naîtrons et s'épanouiront.

Et puis, ce n'est que par l'information qu'on empêchera des prolongations inattendues et terribles de la catastrophe, comme refourguer de la nourriture contaminée au pays en difficulté.

Alors, pour reprendre les mots d'Aizen, l'heure est venue de "dégainer sa conscience".


Koi de Virginie Blancher

S'informer ! 

Voici une liste de liens volontairement restreinte. J'espère que vous trouvez de quoi comprendre la situation et surtout, j'espère que vous aussi, vous partagerez l'information.

1 Pour réfléchir et débattre ensemble : 
La page d'Aizen sur HelloCoton devenu la tête de pont énergie de ceux qui veulent changer les choses.

2 L'appel de Fukushima, une pétition modiale pour protéger le peuple japonais

3 Le blog de Fukushima pour tout comprendre depuis le début :

4 Pour suivre l'actualité :
- Le blog de l'association Kokopelli qui fait un point régulier sur la situation

- Une revue de presse thématique sur la situation au Japon

- Le blog de Ex-skf, un japonais qui traduit des articles en anglais

- Le site de l'association Acro (fondée à la suite de Tchernobyl) :

5 Pour suivre le niveau de radiation au Japon

Merci à tout ceux qui lisent cet article, merci à ceux qui prendront la peine de réagir. Je pense très fort au peuple Japonais et aux enfants du monde...


Sur le même sujet, d'autres articles de mon blog :
- Japon un mois apres (11/03)
- La rentrée au Japon : un voeu pour que le souffle du printemps chasse les ombres (01/04)
- Printemps gris (18/03)
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Photo 52 : temps

Le temps, je ne l'ai pas pris cette semaine pour m'occuper du projet photo 52. Prise dans le maelström dévastateur des actualités inquiétantes en provenance du Japon, j'ai perdu mon temps. La gorge nouée, le ventre en vrac.
Pas très productive la grenouille ! Beaucoup d'angoisses et de larmes stériles, beaucoup d'hésitations et de grandes interrogations. Et les émotions montagnes russes sont de mauvais conseillères artistiques et intellectuelles.
Alors, il est temps pour moi de respirer doucement. Profondément.
De prendre mon temps.


Le temps

 Informations techniques : 

Appareil photo Panasonic
Modèle DMC-FS7
ISO 400
Exposition 1/20 s
Ouverture 2.8
Longueur focale 6mm
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Morgil : une dessinatrice qui a du chien, et des crocs !

Cliquer sur l'image pour la voir en grand :)

Nadia, aka Morgil, traîne ses savates dans des salons manga et BD depuis des années. Elles fait partie de ces pionnières du fanzinat qui n'ont jamais lâché les crayons. Une volonté féroce, du talent cultivés avec acharnement et intelligence. La demoiselle entre enfin dans la cour des grands avec une BD en collaboration avec Florence Torta.


La dernière aquarelle de Morgil
A son palmarès, Morgil a déjà plusieurs art-books et porfolios parus en auto-édition avec son studio Obsidiurne. Et les amateurs ne s'y trompent pas, sur les salons, ils se pressent pour avoir leur livres dédicacés (moi la première !).

La qualité des illustrations s'est affirmée et affinée. Le style élégant et dynamique s'est nourri des univers fantastiques médiévaux à la Tolkien mais aussi d'éléments issus de la culture manga.

La marque de fabrique de Morgil : des démons, des créatures à la fois sexy et inquiétantes, avec un soin du détail d'une minutie impeccable.

Dans la cour des grands !

L'année dernière, Morgil opère un virage artistique et passe d'une mise en couleur de type peinture à un style plus BD avec encrage et aplat. Son objectif est simple : apprivoiser une technique plus rapide et plus dynamique. Il lui suffit de quelques essais fructueux pour la maîtriser.
Et la voilà aujourd'hui avec un album signé chez Tonkam : Entre chien et loup, sortie prévue pour le début 2012. Ce projet est en collaboration avec Florence Torta au scénario, une coloriste expérimentée et co-scénariste sur Sentaï School.
Florence et Morgil travaillent main dans la main. Complémentaires et complices, les deux jeunes femmes nous préparent un album léché, et pas pour les fillettes ! Attention, Florence nous emmène dans des directions bien éloignées de ses précédents livres.

Ça va saigner !

L'histoire de Entre chien et loup se déroule dans un monde médiéval où la rare humaine est menacée d'extinction par les appétits destructeurs des démons et des vampires. Pris entre deux feux, les hommes se tournent vers ceux ouvert à la négociation : les vampires ! De mercenaires qui profitent de la situation, grassement payés avec des casse-croûtes tièdes, ils deviennent peu à peu des héros populaires.
Aujourd'hui, un chasseur de monstres n'a pas oublié le lourd tribu payé aux vampires. Et si le remède était pire que le mal ? Il part seul en croisade...


Les premières planches sont extrêmement prometteuses. Que vous soyez fan de Florence et Morgil ou simple amateur de récit fantastique et vampirique, cet album vous réserve des sacrées surprises !

Couverture de Métaphore
Alors, pour vous faire patienter, vous pouvez déjà vous procurer les travaux auto-édités de Morgil.

A Japan-expo, ils seront en vente sur le stand de l'association Méluzine; surveillez aussi le site d'Obsidiurne qui ouvre ponctuellement un service de VPC. Pour son dernier art-book, Métaphore, Morgil est passé à une mise en couleur de type cellulo.

Son encrage, d'une grande finesse, épouse parfaitement le trait de ses dessins. Elle a réussi à garder toute la poésie et la sensualité de ses croquis dans la version encrée. Ses gammes de couleurs, toujours en demi-teintes, gardent toute leur subtilités. Les ajouts de texture se font discret, juste pour rehausser un vêtement, accentuer une ambiance...
Morgil maîtrise avec un talent égal les outils traditionnels et numériques ! Alors, si vous ne la connaissez pas, allez donc faire un tour sur son site, une galerie de ses illustrations très fournie vous y attend.





Un dernier pour la route... Miam :P

Le site de Morgil :
http://www.obsidiurne.com/
Le site de Florence Torta :

Le site de la BD Entre chien et loup :
Fan page officielle sur facebook
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Dilvish le Damné : la fantasy selon Zelazny

J'ai toujours aimé les récits fantastiques. Ado, j'ai éclusé avec méthode les rayons SF de la bibliothèque municipale. Le souvenir de La terre mouvante de Roger Zelazny m'a accompagnée des années. Trouver ce livre totalement épuisé était devenue une quête. Et quand j'ai enfin remis la main dessus, j'ai dû me rendre à l'évidence : si l'histoire était fabuleuse, la traduction était un désastre. Heureusement, la collection Lune d'Encre a réparé cet affront !

Grâce à une nouvelle édition, intégrale, sous le titre de Dilvish le Damné, ce chef d'oeuvre de la littérature de fantasy retrouve toute sa flamboyance. Non seulement le bouquin a été retraduit mais surtout, les nouvelles inédites précédant le roman ont enfin été publiées en France !

Dilvish est un mage très puissant.
De sa gloire passée, il reste des légendes qui courent dans ce monde médiéval fantastique où les magiciens sont à la fois redoutés et admirés. Dilvish est mort depuis des siècles, et pourtant, le revoilà fringant !
Métis elfe, équipé de bottes magiques, il est de retour des Enfers, chevauchant une étrange monture de métal, Ténèbres. Le cheval, doté de parole (et à la langue bien pendu), tient plus du démon que de l'équidé.

En une série de courtes nouvelles, nous suivons les aventures mouvementées de ce duo, avec des sauts de puce temporels. Le dénominateur commun : l'ombre de Jélarak, un sorcier maléfique qui terrorise jusqu'aux élites, plane sur le destin de notre héros. Se venger de cette némésis fantomatique est en effet l'unique objectif de Dilvish. Et quand il s'arrête en chemin, il n'oublie jamais cette nécessité impétueuse qui lui dévore les tripes.


Après la succession de onze nouvelles, le roman prend une dimension plus épique. L'histoire se déroule dans des terres mouvantes où les lois de la magie sont altérées. Au centre, un étrange château. Pour Dilvish, Jéralak serait enfin à portée de lame et de sorts.
L'intervention de Dieux très Anciens, directement inspirés du panthéon tentaculaire et gluant de Lovecraft, tord le genre de la fantaisie vers le récit mythologique si chatoyant et baroque qu'il devient drôle.


Zelazny est surtout connu pour l'excellent cycle des Princes d'Ambre qui revisite les mythes celtiques. Sa verve et son style coup de poing, dynamique et toujours dans l'action, se retrouvent dans Dilvish le damné. 
Petit à petit, le passé tumultueux du magicien se révèle sans utiliser l'artifice de long flash-back. L'auteur laisse de petits indices discrets et arrive à camper des personnages avec une épaisseur psychologique, sans céder aux affres de l'introspection.
Dilvish agit, se retrouve dans la mouise, et fonctionne à l'instinct pour se sortir de ses mauvais pas. Il ne tergiverse pas, n'a pas de dilemme moral, mais il n'est pas exempt de sentiments. Au fur et à mesure des nouvelles, le personnage se révèle plus complexe, et très ironique.

Zelazny utilise les poncifs du genre, manie avec distance et humour les stéréotypes sans jamais tomber dans la farce. Et, la virtuosité de son style, littéraire sans être ampoulé, donne un ton à la fois distrayant et palpitant. Un roman qu'on dévore avec plaisir, qui remplie la tête de paysages étranges, de beautés exotiques vaporeuses, d'héros pas causants, de combats grandioses et de créatures démoniaques, horribles et un poil ridicules.
Un régal, même pour ceux qui, comme moi, n'apprécient pas outre mesure le genre fantasy !
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