Participons à un dîner solidaire pour le Japon !


Le Japon est toujours dans mon cœur. Et nous sommes nombreux à penser aux sinistrés du Tôhôku. La bas, entre espoir et menace, la situation reste instable. Les initiatives en soutien (comme celle de Kibô) ne tarissent pas malgré les mois qui filent.

Florence, l'entrepreneuse de choc du site Sucre Glace s'associe avec Coolcoz, une fondation spécialisée dans le micro caritatif qui lui apporte gratuitement son expertise dans le domaine. Elles organisent ensemble l’événement Un dîner pour le Japon.

Le concept est simple : rassembler une cinquantaine de participants dans un restaurant salon de thé, L'Arbre à cannelle, à Paris, le 1er décembre. L'argent récolté lors de cette soirée privée sera reversé à l'association japonaise Second Hand basée à Takamatsu.


L'organisation est simple :
- soit vous venez juste les mains dans les poches, et il vous en coûtera 30€ euro dont 15€ pour Second Hand
- soit vous voulez vous impliquez plus (cuisiner japonais, organiser une dégustation de sake, proposer une activité culturelle en rapport avec le japon...) et le repas est gratuit. Bien sûr, vous pouvez quand même faire des dons !

Pour participer activement et proposer une activité ou des plats cuisinés, le plus simple est de contacter directement Florence par mail : florencegaillard@sucreglace.fr

Si vous souhaitez venir au diner, il faudra vous inscrire en avance sur le site de Coolcoz. C'est  à Florence. Les coûts, tels que la location de la salle, sont réduits au maximum afin de donner le plus d'argent possible à Second Hand. C'est aussi l'occasion de se rencontrer dans un cadre agréable pour papoter, échanger sur le Japon et partager nos passions.

Moi, j'y serai, et vous ?

Merci de partager de faire circuler l'information au près de vos amis et connaissances !

Un diner pour le Japon : les infos en bref
  • Pour s'inscrire : c'est ici
  • Où : l'Arbre à Cannelle à Paris
  • Quand : le 1er decembre au soir
  • Pourquoi : soutenir les sinistrés au Japon
  • Prix : 30 € donc 15€ reversé à Second Hand


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Night Ocean


La nuit s'est invitée.
Pour atteindre la plage, il faut grimper la dune sableuse dans la pénombre. L'air d'octobre trop doux picote quand même. Timidement. Juste pour nous rappeler que c'est l'automne, que ce n'est plus vraiment la saison du chemin de la plage. Surtout quand les nuages grognons masquent les premières étoiles. Nous marchons. Le bruit des vagues s'amplifie et, bientôt le vent nous assaille. Cette fois, on réalise que novembre guette.
La mer est haute.


Si haute qu'elle a avalé la plage. Elle la recrache, mouillée et sombre, dans le crépuscule mourant. Là bas, au dessus de l'horizon, une tache incandescente dans les nuages indique l'ouest. Je respire profondément. Face au spectacle, les paroles aussi se meurent. Dans le silence assourdissant de l'océan, nous contemplons. Nous nous abreuvons de ce paysage salé, grandiose. L'eau se retire par vague. Elle dessine des courbes étranges, des sinusoïdes infinies. A l'abri sous ma capuche, je contemple.
Je m'aventure. Un peu. Marcher dans le sable mouillé, sentir les baskets s'enfoncer. Et l'envie est trop forte, je sors l'appareil photo de la poche. Difficile de résister à la tentation de se traîner par terre.

A perte de vue, de la nuit, de l'eau.
Juste trois âmes qui vivent, venues en curieuses admirer la danse de la nuit et de l'océan. Admirer la ligne fine entre les éléments. Elle se dissipe à mesure que le temps coule, à mesure que la mer se carapate, à mesure que la nuit s'installe confortablement.


De longues minutes, nous restons là. Noyées de sons, d'embruns, du parfum de l'iode. La nuit est partout. Cela s'entend. Si tu fermes les yeux à la plage, même très fort, jamais tu n'auras cette sensation. La nuit change les sons, les odeurs. La nuit rend à chaque grain de sable, à chaque goutte, à chaque coquillage sa nature sauvage. Indomptée.
Elle nous tolère. Et quand les bourrasques de vent fouettent les joues, nous savons qu'il est temps de laisser le paysage à ses occupations secrètes.

Les créatures marines pourront alors aller au bal. Les êtres mystérieux et inquiétants viendrons s'agiter et laisser dans le sables des traces bizarres. L'heure est venue de sonner la retraite des humains.
Sur le retour chaotique juste à la voiture, nos rires s'envolent...


Un moment magique partagé avec Anne et Viny
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Projet 52 : technologie

Et si la technologie n'était pas qu'à des fins utilitaires ? Voici la petite réflexion qui a guidé mon choix pour la photo de la semaine du projet 52, chez BentoBlog. Une longue visite au centre Pompidou et voilà quelques cliché dans la boites.

La première série vient de l'exposition rétrospective sur Yayoi Kusama. La seconde est une étrange création monumentale du projet Theverymany conçue par ordinateur et portée dans notre monde par Marc Fornes en 2010.
Et enfin, l'élue de la semaine, est la combinaison de deux œuvres. Les néons rouge dePiotr Kolawky (Identité n°2, 1973) se reflètent dans l'écran de Mouvement de Horacio Garcia Rossi (créé en 1964-65).

Série 1




Série 2




L'élue de la semaine 

 

ISO  800
Exposition  1/13 s
Ouverture  3.9
Longueur focale  11mm
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Body and Soul : manuel de survie pour femmes en milieu hostile

Le mois de novembre est la période idéale pour se chouchouter un peu. Voici la BD qu'il vous faut !
Sans baston, ni histoire d'amour à l'eau de rose, sans midinettes pré-pubères, ni héroïnes justicières avec des gros calibres à la ceinture.
La BD japonaise est d'une diversité souvent insoupçonnée si on s'éloigne des produits bien calibrés installés sur les tables nouveautés. En fouinant on découvre des titres hors-normes, sensibles, intelligents et drôles.
Alors, même si le manga vous rebute, je vous encourage quand même à ouvrir la série en deux tomes de Body and Soul.

 
Allier l'utile à l'agréable


Miku, une jeune employée dans le secteur de la pub, jongle entre ses horaires de boulots élastiques et une vie de couple incertaine avec un copain immature. Miku a toujours enchaîné les relations bancales. Son mode de vie urbain hyper-actif l'épuise.
Des migraines récurrentes lui rappellent qu'elle a aussi un corps. Comme elle continue de l'ignorer, ses manifestations deviennent plus violente. Elles révèlent l'évidence : Miku détériore sa santé et son moral.
Alors que la jeune femme semble vaciller, une rencontre avec un séduisant "magicien" (chiropracteur dans la vraie vie) va l'aider à se remettre sur pied. Petit à petit, elle comprend et accepte son corps de femme.


Ce manga est le fruit d'une collaboration entre Erika Sakurazawa, une talentueuse dessinatrice de josei (manga pour jeune femme) et de Takumi Terakado, un chiropracteur. Attention, rien à voir avec un désosseur professionnel qui fait craquer les articulations. Des textes écrits en tête de chaque chapitre donnent des conseils pratiques et faciles pour entretenir son corps, en douceur et avec respect.
Le dessin aérien et sensuel de Sakurazawa ne s'encombre pas d'effets superflus. L'utilisation des trames est limitée au nécessaire. La narration ne rechigne pas à l'ellipse, rendant le récit à la fois dense en événements et étrangement calme et serein.

Se retrouver...

Body and soul est avant tout une histoire d'amour, celle d’une femme et de son propre corps qu'elle maltraite. Parce que pour aimer autrui, il faut déjà être capable de prendre soin de soi-même. Un principe simple, évident. Pourtant, combien sommes-nous à être débordées par le travail, notre homme, les enfants, le quotidien, ou même par un célibat forcé qui nous mine ? Prise dans le flot d'une vie qui cultive le stress, la performance, l'apparence, il est aisé de se perdre.

Body and Soul nous rappelle qu'il est toujours possible de faire une pause. On a le droit de changer de vie, de plaquer un mec qu'on n’aime plus, de quitter un emploi devenu insupportable. On a le droit d'être fatiguée. Par contre, ce n'est pas une fatalité. Avec des conseils à appliquer au quotidien, distillés avec pédagogie dans le récit, Terakado nous réconcilie avec nous-mêmes. Il ne s'agit nullement d'un manuel didactique et encore moins d'un bouquin de self-help mais bien d'une fiction touchante et tendre.


La relation entre Miku et le chiropracteur est délicieusement ambiguë. Aimer, c'est donner mais aussi prendre des risques. Et Miku, malgré sa vie à cent à l'heure, ses repas sur le pouce et ses excès, a un comportement très casanier dans ses relations.
Ce qui la terrifie plus que tout, c'est d'être seule.
Elle est prête à sacrifier sa santé pour séduire, être aimée. Pourtant, petit à petit, elle évolue et découvre en elle une source pure. La force d'être indépendante, forte et heureuse. Un message positif doublé des explications concrètes pour trouver aussi notre chemin et être une femme épanouie.

Cette article a été déjà été publié pour super webzine tout nouveau So Busy Girl
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Défi Images du Japon


Voici des news concernant le défi lecture Images du Japon organisé dans l'étang. Rendez-vous sur la page dédiée où vous trouver toutes les informations pour participer ou simplement, pour découvrir des livres qui traitent du Japon, avec comme dénominateur commun, d'être illustrés.

Plusieurs courageux sont déjà inscrits :
- Pascale (Pascale fait des histoires) 7 titres sur sa liste
- Silecee (Silecee.canalblog.com avec 3 titres sur sa liste
- Viny (Crazy-pooh) avec 3 titres sur sa liste
- Emilie (ChiyogamiTouch) avec 5 titres sur sa liste
- Marie (MesAddictions Lubriothe)avec 5 titres sur sa liste
- Musume (Musme)

Les premières critiques sont aussi parues :
- Kawaï : le livre 100% Japon,  un livre jeunesse critiqué par Musme
- - Photographies pour le Japon un recueil de photo qui a pour objectif de récolter de l'argent pour les sinistrés du Tôhôku

Bonne lecture !
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Photo 52 : outils

Les outils je connais.

Depuis près de huit ans ils squattent à la maison et dans les mains habiles de la Moustache. Alors, quand j'ai vu l'annonce du thème photo du projet 52, j'ai râlé un coup et ignorer la chose jusqu'à aujourd'hui. Parce que moi, les outils, j'en ai raz-le-bol !
Voici donc le fruit de mes tergiversations, sous un éclairage médiocre, un flot d'injures et un sens du devoir poussé au paroxysme. Ma participation s'est faite à contre-coeur mais j'ai au moins la satisfaction d'avoir publié dans les temps. 

Pour la semaine prochaine, j'espère que la qualité sera aussi au rendez-vous !

 



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Automne : un peu de Japon dans les arbres



Jamais je n'ai vu les érables rouge du Japon pleurer leur couleur carmine et teinter de leur feu les sols nus de novembre.

Jamais je n'ai vu la brume napper les étangs sacrés et les lacs, coulée des montagne où dorment les kami, puis s'engouffrer dans les sombres vallées.

Jamais je n'ai écouté les histoires silencieux que se racontent marrons et glands dans les sous-bois.

Jamais je n'ai écouté la plainte des sugi sempervirents. On admire pour leur majesté en toute saison mais en automne, les érables attirent les foules. Combien de promeneurs s'arrêtent en chemin, séduits par la forme gracieuse de leur feuille et le rouge violent de leur robe ?


A l'automne, au Japon, l'érable est un roi temporaire qui cède facilement son règne quand l'hiver prends ses quartiers. Il sait avec la certitude infaillible des arbres, que l'année prochaine, encore une fois, il sera couronné de rubis.

Jamais au Japon je n'ai vu les érables briller dans la lueur timide de novembre.




Mais je sais regarder.
Ici aussi, les érables du Japon se laissent admirer.
Alors, en attendant le jour où les momiji incandescents brûleront ma rétine, je contemple ceux d'ici...



Ces photos ont été prise dans le merveilleux jardin de Fanny.
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