Burlesque Girrrl : de la zic, des pin'up, des vieilles caisses et l'art d'émouvoir




Illustrateur à la plume sensible et à l'encre magique, François Amoretti se lance pour la première fois dans l'aventure d'une BD qu'il dessine et scénarise. Il collabore avec Nephylia pour la mise en couleur délicate. Le résultat est un album hors norme, une histoire R'N'R et tendre, à la fois lumineuse et terrible.

Levée de rideau


Cette histoire (prévue en deux tomes) démarre en fanfare avec des musiciens qui chauffent les planches. S'amorce alors un tournant dans la vie des membres. Le groupe est à l'orée d'un avenir encore flou sous le signe du succès, à moins que ce ne soit des augures peu cléments qui influencent leur destin...

Peter a tout pour être heureux. Il vit pour la musique, son groupe et surtout, Violette, sa compagne et sa muse. C'est une jeune femme plantureuse, indépendante et bien dans sa peau qui a de multiples talents. Chanteuse occasionnelle, elle est contrebassiste, modèle et effeuilleuse burlesque. Elle est surtout vivante, débordante d'énergie, confiante et motivée. Alors quand un producteur s'intéresse au groupe, l'avenir semble soudain plus radieux. La fin des galères et les espoirs de réussite gonflent les cœur et les orgueils.

Mais la vie n'épargne ni les idéalistes ni les poètes...

Violette est un de ces personnages féminins magnifiques, réalistes et complexes comme on en croise rarement dans la BD. Loin des stéréotypes de bimbos ou de nanas dopée à la testostérone, elle est une héroïne sensible et complexe, à la fois hors-norme et pourtant si commune dans sa féminité. Elle croit en Peter, non avec un amour romantique mièvre et aveugle mais avec l'assurance d'un roc. Elle sait qu'il est exceptionnel, qu'il mérite de réussir. Sa force et sa conviction suffira-t-elle pour deux ?

Des noirs, des mots et des demi-teintes


Si j'ai toujours apprécié le travail d'illustration très jeté, énergique et sensible de François, je ne connaissais pas ses talents de scénariste. Burlesque Girrrl bénéficie non seulement d'une belle histoire - du point de vue romanesque - mais aussi d'une narration fluide. La qualité des dialogue et la lisibilité du storyboard sont indéniables.

Le découpage alterne des planches classiques, avec des casses bien rangées et son quota de hors-cases pour garder de la dynamique, avec des pleines pages d'illustrations proprement hallucinantes. Ayant eu le plaisir de voir les originaux lors d'une expo, je suis soufflée par la précision du trait et surtout le juste équilibre entre l'amas de détails et la grande lisibilité du dessin. Il y a à la fois plein de petites choses cachées à découvrir, et en même temps, on se prend le propos et la ligne générale en pleine poire.
François arrive à synthétiser des influences graphiques très variées pour se les approprier en un style propre de plus en plus affirmé. Aujourd'hui, son trait est reconnaissable entre mille, et au pire, il y aura toujours un poulpe-fraise pour se glisser dans un coin et vous rappeler qui est l'auteur !

Enfin, la mise en couleur de Nephyla est magique ! Elle sublime le dessin, affine les ambiances sans jamais trahir le trait.



De la fascination des marges...


Cet album original oscille entre une chronique du quotidien d'artistes au bord de l'inconnu, avec un soupçon d'action et de romance. L'étrangeté tient au milieu décrit, marginal : tatouage, vielle voiture, musique psychobilly (un genre dont j’ignorais jusqu'à l’existence avant d'ouvrir le livre) piin'up et ambiance visuelle des 50's

Le personnage de Peter prend aux tripes. Loin des "emo" fatigants ou des beaux gosses talentueux qui se torturent inutilement, Peter est poignant. Ses démons intérieurs crédibles et terriblement humains. Il est dépassé par ses aspirations de créer et pas les peurs qui les accompagnent, rampantes et sournoises. Plus il ravale ses émotions, plus il étouffe leurs violences, plus il est dévoré. Il est celui qui m'émeut le plus, celui qui fait que Burlesque Girrrl passe du statut d'histoire sympa et de qualité à autre chose, beaucoup plus précieux, beaucoup plus intérieur.

Et puis, ce qui rend aussi cette BD tellement attachante, c'est sa dimension très personnelle. François parle de sa tribu, de ses passions. Il connaît ces personnes. Lui-même féministe engagé, il a toujours été très éclectique dans ses goûts et ne se contente jamais de rester dans les grands courants. Ses précédentes BD influencées par son amour pour le Japon l'attestent : de la culture japonaise oui, mais pas de manga, pas de phénomène à la mode futiles et fluctuants, pas d'images faciles. François se tourne vers la lisère, vers des eaux plus troubles, plus profondes.

Pour entraîner les lecteurs dans son univers, la BD est agrémentée de page de témoignages et de magnifiques illustrations faites par des tiers qui rivalisent de talents (Lionel Richerand, Lost Fish, Tony Sandoval...)

François Amoretti © ANKAMA / Alex O’Toole

Burlesque Girrrl est donc un album qui allie le fond et la forme, le trait et le mot. Il réussit ce tour de force de s'adresser à des personnes totalement différentes, sans considération de sexe, d'âge ou de milieu. Si vous êtes curieux, attiré par l'étrangeté, l'altérité sans préjugé, alors vous serez séduit.
J'avoue, ma critique est biaisée, j'aime le bonhomme !
Alors, pour vous faire votre opinion, je vous encourage vraiment à feuilleter la BD et plus si affinité.

Le site de l'auteur :
http://francoisamoretti.blogspot.fr/
Sa page fb :
https://www.facebook.com/pages/Fran%C3%A7ois-Amoretti/239767699378895

Le site de Nephyla :
http://nephyla.deviantart.com

Planches originales à vendre à la galerie Arludik :
 http://www.arludik.com/index4.htm
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Protection, une fanfic sur la série Sherlock : chaptitre 07 et 08 / 24


Liste des chapitres : 01 - 02 - 03 - 04 - 05 - 06 - 07&08 - 09 - 10&11 - 12 - 13&14 - 15 - 16 - 17 - 18&19 - 20 - 21 - 22&23 - 24 - bonus - épilogue


Cette semaine, vous avez droit à deux chapitres d'un coup et un dessin qui en vaut quatre réalisée par Anne !
Chouette non ?!
Si vous ne connaissez pas Sherlock, voici un article pour commencer.



chapitre 7


J'éteins la lumière du salon et m'installe dans le canapé, bien décidé à surtout ne pas penser. Je suis assez doué pour tenir ce genre de résolution, et nul doute que Sherlock y verrait le signe de la normalité affligeante de mon activité cérébrale. Quand je ne peux pas régler un problème ou un souci quelconque, j'évite juste de me torturer avec. Je l'ai trop fait avec lui, lui qui saute d'un toit. Pendant des semaines, j'ai revécu la scène chaque nuit. Me réveiller, trempé de sueur, avec l'illusion d'entendre mon téléphone mobile sonner. L'illusion qu'il m'enverrait un message...

Je me retourne sur le côté, la lumière qui coule dans la pièce depuis l'étage supérieur me gêne. J'entends des pas feutrés dans l'escalier. Visiblement Sherlock n'a pas sommeil... Je grogne quand il allume le plafonnier :
— Oui ?
— Tu as parlé d'une question... Je préférerais qu'on règle ça maintenant, sinon, je ne pourrai pas dormir. Je n’aurai de cesse de conjecturer tes pensées. Probablement pour élaborer des scénarios complexes et inadéquats. Pour la cohabitation, c'est pareil. Je pensais que tu étais d'accord. Tu veux ajouter des conditions ? Des garanties ?
Je secoue la tête. Il est infernal. Je remonte un peu de jambe et il s'assoit au bout du canapé, avec une grimace de souffrance. S'il essaye de m'apitoyer, c'est raté.
— Tu as pris les médocs ?
— Lesquels ?
— Ben ceux que j'ai laissés sur l'étagère ; deux ce soir, pas plus. Si la douleur te réveille dans la nuit, tu pourras en reprendre un.
— Ah. Merci.
— Écoute, il est presque 3 h du mat, je bosse demain, je suis épuisé.
C'est son regard. Le manque d'assurance dans son regard qui se détourne un peu trop vite... je soupire.
— Voilà, je suis vraiment heureux que tu sois là, Sherlock. Je comprends ton choix, il y a trois ans. Mais je suis persuadé qu'il y avait d'autres solutions. Que tu aurais pu me mettre dans le secret. Me faire confiance.
— Je t'ai toujours fait confiance ! Je ne pouvais pas prendre le risque que...
— Que quoi ? Que je fasse une bourde, que je sois abattu ? Ne prends pas de décision à ma place. Enfin, c'est fait, c'est fait. Je voudrais que tu...

Je réfléchis un instant à la formulation. Elle est capitale :
— Il y a trois points qui me paraissent essentiels pour que tu vives ici, pour qu'on vive ensemble ici. D'abord, j'aimerais que tu ne chasses plus les personnes que je ramène.
— Tes petites amies ? Ou petits amis ?
Je digère l'info quelques secondes. Pas surprenant de sa part. Ce n'est pas comme si je voulais lui dissimuler mon... évolution. Au moins, je n'aurai pas à en parler le premier quand la situation se présentera. Je le remercie silencieusement.
— Oui. Je souhaite que tu restes civil avec mes relations.
Il opine du chef, vivement.
— Deuxième chose, je tiens à ce que tu respectes mon intimité. Pas d'utilisation de mes affaires sans me demander mon autorisation, particulièrement mon ordinateur portable ou mon smartphone.
De nouveau il opine, toujours avec ce même enthousiasme.
— Et enfin, ce que je te disais tout à l'heure. S'il te plaît, Sherlock, ne fais pas de choix à ma place, surtout pour des choses aussi capitales comme toi, toi qui décides de simuler ton suicide.

Il ouvre la bouche, et le sérieux de son expression me fait craindre de nouvelles excuses. Je l'interromps d'un geste :
— Je t'ai dit que je n'étais pas d'accord, mais j'ai compris. Tu n'as pas besoin de te justifier encore ou de t'excuser. Je suis vexé que tu m'aies menti – inutile de détailler l'état béant de la blessure, la force et le talent de Sherlock n'ont jamais résidé dans son empathie – mais c'est pas la peine de revenir dessus. Ne prends plus de décision à ma place, c'est tout.
— D'accord. Pour les deux premiers points, je vais essayer. Je ne te garantis pas d'être toujours à la hauteur de tes espérances, mais je vais essayer.
L'absence d'ironie dans ses paroles me touche et m'inquiète un peu.
— Et la question que tu voulais me poser ?
Je décide de me lancer, au bluff. Je suis quasi-certain que mon intuition est la bonne :
— Pourquoi tu as mis tout ce temps à rentrer à la maison, alors que tu t'es occupé du dernier sous-fifre de Moriarty depuis des mois. Pourquoi ce délai ?
— Hum, tu as raison, il est tard.
Il se lève promptement.
— Tu travailles demain, il faut que tu dormes un peu. Bonne nuit, John.
Je le regarde s'enfuir du salon. J'avais vu juste.


A storm is coming... Illustration par Anne Jacques

chapitre 8


Ce matin j'ai bu trois cafés.
Je suis d'une humeur massacrante. Et l'idée de déjeuner avec Carmine acidifie encore plus l'atmosphère. Je déteste me retrouver dans des situations où la vérité est impossible à dire, où je dois, par mes silences et approximations, cautionner mensonges et erreurs. Dire « je ne suis pas autorisé à révéler ces informations », « c'est confidentiel », ok. Là, je ne peux même pas m'autoriser ce luxe. Pour l'instant, le retour de Sherlock ne m'appartient pas. Je veux le laisser se débrouiller avec l'annonce. Sauf que j'ai l'impression que quelqu'un a déjà largement mis Carmine sur la piste.

J'ai réussi à éviter Molly et la plupart de mes collègues.
J'ai passé du temps au service des archives et sur le poste qui se situe à la morgue. L'avantage est de pouvoir consulter tranquillement certains dossiers. La température et le voisinage ne motivent pas trop pour venir glander dans le secteur. J'ai trouvé quelques réponses sur Tomas Sigerson, biologiste norvégien, également très bon botaniste et géographe. En parcourant plusieurs articles, je réalise que j'avais déjà croisé ce nom dans Nature. Parfait.
Tomas Sigerson est un savant, au sens désuet du mot. Un homme misanthrope, qui n'aime pas être pris en photo, à l'empreinte numérique inexistante. Il a pourtant publié dans de nombreuses revues et il serait le découvreur d'une plante en Amérique du Sud présentant des propriétés similaires au tabac mais sans les effets nocifs de la nicotine. Plutôt que de breveter le traitement de ce nouvel alcaloïde, il aurait « donné » sa trouvaille à une association caritative.
Je fouille encore, surpris de ce geste étonnamment altruiste, à moins qu'il soit motivé par la seule nécessité de rester discret. Probablement une difficulté incommensurable pour un être aussi hors norme.
Je finis par trouver une biographie détaillée, assez impersonnelle. Édifiant. Entre les lignes, je retrouve Sherlock. Le vrai Sigerson est certainement en train de pourrir dans les Andes, là où il a été porté disparu cinq ans plus tôt.
J'imprime une partie des documents. Si Carmine n'avait que le patronyme et, je subodore, une photo, elle n'aura peut-être pas identifié l'allias qu'a utilisé Sherlock ces derniers années. Sigerson est un nom assez répandu.

L'écran de la machine s'éteint dans un éclair blanc. Je m'étire et me masse un peu la nuque. Les chaises du sous-sol sont raides. Il est l'heure que je rejoigne la journaliste pour mon show. Un pieux mensonge qui devrait passer inaperçu sous le flot d'informations et surtout, paraître assez plausible. Je badge distraitement et m'engouffre dans l'ascenseur. Pas besoin de repasser à mon bureau. Les portes s'ouvrent sur le couloir. Mon téléphone vibre : un texto de Sherlock qui me demande l'autorisation d'allumer mon portable... Incorrigible.

— J'ai discuté avec Priceton, le technicien du labo d'analyse sanguin. Il dit qu'il t'a vu sur Old Compton.
Je lève le nez. Je sais déjà qui je vais trouver face à moi. La voix hautaine et nasillarde de l'autre John m'horripile. C'est de sa faute, il lui suffirait juste de se taire, et il ne dérangerait
personne.
— Bonjour, John.
Je ne ralentis pas.
— Hey ! Je te parle. Si t'es un pédé, qu'est-ce que tu fous à toujours tourner autour de Molly Hooper ?
Je serre les dents. Je ne traîne pas dans Soho. Pas mon style. Je n'ai pas envie que ma vie privée soit l'objet de rumeurs. Vu la situation actuelle, la tempête sera là bien assez tôt.
Et puis, Sherlock a compris.
Le reste, je m'en fous.
Je décide de braver la stupidité de l'autre John en l'ignorant. Je lui réponds un « bonne pause déjeuner » bien urbain avant de le laisser derrière moi. Quelques secondes. Ses pas précipités dans mon dos :
— Je te parle ! Ta mère t'a donc éduqué comme un chien ?! Je te dis d'arrêter de coller Molly !
— Je déjeune avec Carmine ce midi.

C'est mesquin.
Carmine est une très belle femme. Avec ses cheveux roux coupés à la garçonne, sa taille fine, sa poitrine généreuse, elle a beaucoup de succès, à son grand dam. Elle essaye souvent de dissimuler ses formes par des tenues professionnelles efficaces et élégantes qui renvoient l'image d'une personne sûre d'elle, confiante dans l'avenir. Assez difficile d'accès pour les hommes. Quand on sortait ensemble, j'attirais encore plus l'attention que quand j'entrais dans un restaurant avec Sherlock. En plus, Carmine ne se met pas à dos tout le personnel de l'établissement et la moitié des clients en cinq minutes chrono.
— Ah la pute rousse ?! C'est une bonasse.
Tiens, si j'allais à la boxe ce soir... J'accélère le pas. Le couloir fait un coude et après, arrive au grand hall d'entrée.
— Hey ! Bordel, Watson. Baiser une bonasse devrait te suffire, non ?! Alors, lâche Molly. Il est temps qu'elle fréquente un vrai mec. Pas une pédale dans ton genre !
Je lâche un soupir.
Je lui expliquerais bien les concepts de bisexualité, respect et droit de la femme, mais je crains que ses synapses ne tiennent pas le choc. J'arrive dans le hall. Face à moi, il y a Molly et deux de ses collègues.
Molly me regarde, le visage très pâle.

Les insultes de l'autre John retentissent dans le silence soudain pesant. La jeune femme à l'accueil, Sabrina, ne retient pas sa moue de dégoût. Il me fatigue. Je me retourne quand il déboule et s'arrête net.
— Profite de l'audience, tu vas être au centre de l'attention !
Je lui balance un uppercut en pleine figure ; suivi d'un coup de genou. Pas trop fort. Je n'ai pas envie de blesser autre chose que son amour-propre.
— Et rends un service à tout le monde. Deviens moine, ermite. Bref, arrête d'imposer ta présence aux autres.
Je vérifie qu'il se relève. Du coin de l’œil, je le vois essuyer sa lèvre fendue.
— Bonjour !
Les trois femmes me lancent un bonjour tonitruant et Molly y ajoute une parodie de service militaire. Elle ajoute, du rire dans la voie :
— N'oublie pas de faire le compte-rendu exact de la scène à Carmine. Ça devrait lui plaire !

Suite : chapitre 9
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Le 13 octobre 2012, soutenons le Japon contre le nucléaire : Ajisai revolution everywhere !



La date approche ! C'est samedi prochain !
Il est temps de partager l'information sur les réseaux sociaux, auprès de vos amis, de vos connaissances. Que tous ceux qui affirment aimer le Japon, son peuple, sa culture, prouvent que leur affection ne se résume pas à des mots vides. Il est temps d'agir, de se rassembler, d'être présents en nombre pour manifester notre soutien.


Méfiez vous des sirénes séduisantes du nuclaire !

Depuis le mois de mai des manifestations se tiennent tout les vendredi dans l'archipel. Ce mouvement s'appelle la révolution des ajisai - hortensia - continue encore. Par contre, le calme se fissure et si le peuple en colère réitère ses actions pacifiques, la réponse gouvernementale tend à devenir violente.


Do The Right Thing !!

Il est difficile de rester mobiliser quand les voix les plus fortes appellent à la tranquillité, diffusent des mensonges sur la non-dangerosité de l'alimentation et expliquent que la contamination n'est pas si grave. Entre le déni, la fatigue, l'acceptation d'avoir sa vie raccourcit avec un incroyable sentiment d'impuissance, le peuple japonais s'essouffle.
Nous avons tous envie de croire que c'est terminé, que tout va bien.
Mais c'est un mensonge.

The man who sold the world

http://www.281antinuke.com
Je vous exhorte, vous qui aimez le Japon, à ne pas faillir, à ne pas vous laisser séduire par les propos rassurants. Informez-vous auprès de ceux qui ne sont pas influencer par les lobby de l'industrie nucléaire : les veilleurs de Fukushima. La vérité est moche. Mais il faut la regarder en face pour pourvoir la combattre.
Il faut connaître son ennemi pour pouvoir survivre. Sinon, quel avenir pour nous et surtout quel avenir pour les générations futures ?

La situation au Japon n'est hélas que la cristallisation d'un problème bien plus grave qui ronge l'humanité. Nous abdiquons nos vies. Nous sommes prêts à sacrifier la planète pour conserver le confort pépère de notre quotidien.

Et quand il n'y aura plus rien ? Juste une montagne d'argent virtuel et à son sommet, une poignet de financiers qui auront vendu notre planète, il ne restera plus rien d'humain...

Encore une fois, je m'emballe.
Le sujet est tellement crucial pour moi que j'ai du mal à rester détachée et objective.
Mais après tout, c'est mon blog !

Tous à la Bastille !

http://www.281antinuke.com
Alors, moi, samedi prochain, je serai à Paris pour manifester. J'ai choisis d'aller à la Bastille, pour l’événement organisé par le réseau Sortir du Nucléaire. Voici la carte sur leur site de toutes les manifs organisées en France. 
Je vous avais précédemment parlé du collectif "erreur humaine" qui organise également une manif devant l'ambassade du Japon. Cependant, lors de mon échange de mails avec eux je n'ai obtenu ni le nom des organisateurs ni l'assurance qu'ils avaient bien l'autorisation légale.

Même si le message apolitique me plaisait, j'opte pour la Bastille. En plus le lieu est bien plus passant et propice à ce type de rassemblement. J'espère que nous serons nombreux à crier notre soutien au Japon et notre "Non" au nucléaire.
J'espère aussi vous y rencontrer là bas !

La page facebook qui listent une bonne partie des manifestations au niveau mondial:

L'évènement facebook pour la manif de la Bastille :

D'autres articles sur le Japon post 11 mars :
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Paris, envolée de street-art au hasard des rues

Deux inconnus

Des liens, sur nos murs, dans le cieux.
Des liens et des lieux.
Des liens de compréhension surprenants dans leur apparition fortuite, au détour d'une rue, sur le décrochement d'un bâtiment, à la périphérie d'un square planqué entre deux immeubles. Des signes, des indices qui renvoient à une amitié plus habituée aux son qu'aux images. Même si, c'est par ces dernières qu'on se retrouve vraiment.


Un nid à ma fenêtre

Marcher dans la ville, les yeux accrochés aux façades, l'appareil photo à la main. De la musique inonde mes oreilles. Un morceaux de nuage gris accroché, menaçant, au faîte d'une toiture de zinc. Le trottoir est encore mouillé de la dernière averse. Quelques feuilles de marronniers brunes et rabougries agonisent dans le caniveau. La lumière joyeuse enterre l'été sans un regret.
Un fraîcheur agréable. Revigorante.


Saisir l'instant

Et puis, je vois les oiseaux.
Prédateurs, messagers ou étrange animal au bec menaçant. Des intrus dans cette ville. Je pense aux corbeaux de Tôkyô qui déploient milles ruses pour se gaver des détritus des hommes. Je pense aux buses, aux éperviers qui raflent le lapin dans les champs.
À la jute et au bois.
Aux pigments et au papier.

Dans le ciel une traînée d'avion. Distraitement, je me demande vers où elle va.


Action

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Protection, une fanfic sur la série Sherlock : chaptitre 06 / 24


Liste des chapitres : 01 - 02 - 03 - 04 - 05 - 06 - 07&08 - 09 - 10&11 - 12 - 13&14 - 15 - 16 - 17 - 18&19 - 20 - 21 - 22&23 - 24 - bonus - épilogue

Voici comme promis le nouveau chapitre tout frais. Le pauvre Watson n'est pas au bout de ses peines avec son revenant !
Si vous ne connaissez pas Sherlock, voici un article pour commencer.

Chapitre 6

Je redescends l'escalier, mon oreiller sous le bras. Je me suis mis en pyjama. Mécaniquement, je débarrasse les tasses vides. Jeté négligemment sur le dossier d'une chaise, le manteau de Sherlock. Une idée me traverse l'esprit. Je n'hésite pas, je vérifie le contenu de ses poches, et surtout de son portefeuille. Ses papiers d'identité...
Tiens, tiens, la conversation avec Carmine prend soudain une autre dimension. Je ne suis même pas surpris.

Tandis que je tapote mon oreiller avec un soin particulier, le nom de Sebastian Moran ne cesse de revenir sur le devant de la scène. Je suis certain de l'avoir déjà entendu et il est associé à une affaire très sale. Inconsciemment, je me masse l'épaule. Là où un sniper maladroit m'a logé une balle. Avant de rencontrer Sherlock, l'armée, sa structure, son implication me manquaient terriblement. Après sa mort, enfin, sa mascarade de décès, j'ai beaucoup repensé à cette période, sa camaraderie. Et sa réalité peu joyeuse : je n'avais gardé presque aucun contact avec d'anciens soldats. Il faut dire que ceux que j'appréciais le plus étaient encore en service, souvent aux quatre coins de la planète.
Un déclic.

Avec une clarté rare, je situe le nom de Moran. Le colonel Moran.
L'infâme colonel.
Ça fait au moins dix ans, oh oui. Une bonne douzaine d'années même. Si un de mes supérieurs n'avait pas été personnellement impliqué, je n'aurais probablement jamais entendu parler de l'homme et de sa terrible réputation acquise en Libye, si ma mémoire est bonne. Un soir où l'alcool prêtait aux confidences, et où il était dans un état d'ébriété peu commun, il m'avait raconté que Moran avait commis une série d'exactions atroces impliquant des civils. Il avait le bras très long, si long qu'au lieu de se retrouver devant la cour martiale, il avait quitté l'armée, en étant simplement dégradé. Un déshonneur terrible pour mon chef, qui avait été compromis sur le terrain. Ce n'est qu'à la fin du récit qu'il avait lâché le nom de Sebastian Moran, trop tourmenté par l'injustice pour se soucier de la confidentialité.
Un type doté d'un réseau de connaissances utiles inversement proportionnel à sa morale, doublé d'une ambition et d’une cupidité assumées. Idéal pour fricoter avec la pègre. Bref, un charmant personnage...
Que les noms de Moran et Moriarty soient associés ne me surprend pas. Que Carmine reçoive le jour de la réapparition de Sherlock une enveloppe avec des infos visiblement liées à ce dernier, par contre, n'a rien d'une coïncidence.
J'écarte l'hypothèse que ce soit Sherlock lui-même qui ait fourni les données.
Il a peut-être changé en trois ans, mais pas à ce point. Il y a un truc qui m'agace et je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Je lui poserai plus de questions demain. Mes mains tremblent encore un peu. Surtout la gauche. J'ouvre et ferme le poing pour limiter les fourmillements. Le choc de le voir en vie, ici, débarquant la gueule enfarinée, s'estompe peu à peu.

Je commence à apprécier les conséquences.

J'inspire profondément. L'air est plus léger, comme si on avait ouvert une fenêtre magique qui, donnerait sur une prairie printanière. Je me sens ragaillardi ; à la fois épuisé et détendu. Heureux ? Une autre inspiration profonde. Pas encore ; je ne veux pas me relâcher maintenant, sinon, je n'aurai pas les réponses. Sherlock est vivant.
Vivant.
Il est revenu ici. Pour vivre ici, de nouveau. Comme si de rien n'était, après trois ans d'une absence assassine. Comme un enfant qui n'a pas bien intégré la notion du temps, qui confond « tout à l'heure », avec « demain », avec « dans trois ans ».
Il y a quelques bricoles que je dois régler ce soir, si je veux réussir à dormir. J'envoie un texto à Molly pour lui signifier mon retard. Après quelques hésitations, je ne mentionne pas Sherlock. Il ne s'agit pas d'une vengeance mesquine de ma part, au contraire. Je veux lui dire en face que je suis en colère, mais pas après elle. Pas totalement. Qu'on est toujours amis.

Je retourne à l’étage. Je n’entends plus le bruit de l’eau. Il a du finir ses ablutions. Connaissant le loustic, je m'enquiers quand même :
— Tu es décent ?
Il répond par l'affirmative et quand j'ouvre la porte, un nuage de buée s'échappe. Au milieu, Sherlock, dans le plus simple appareil, une serviette minuscule nouée autour de la taille. Je le soupçonne d'avoir pris la plus petite exprès. Ses cheveux mouillés ruissellent sur ses épaules. J'avoue, une fraction de seconde, j'admire son anatomie. Je l'ai déjà vu nu une paire de fois, la pudeur n'a jamais été son fort, encore une convention sociale ridicule faite pour le commun des mortels. Mais ce sont les cicatrices et surtout les bleus qui accrochent mon regard. Une lézarde de peau plus rose sillonne son épaule droite et une autre sa jambe gauche, au-dessus du genoux. Sur l'omoplate droite, une marque en étoile qui ressemble furieusement à un impact de balle. Un miroir de la cicatrice que j'ai aussi.
— En effet, tu n'as pas chômé ces trois dernières années...


Black and blue, illustration de Anne Jacques


Il tourne vers moi son visage rasé de près et je retrouve la limpidité étrange de ses yeux gris-vert. Un instant, j'oublie le reste.
Le foyer vient enfin de se peupler. Un magnifique hématome lui décore la mâchoire, comme je m'en doutais. J'opine du chef, d’un air faussement désespéré :
— Je n'ai même plus envie d'être en colère contre toi quand je vois ton état.
Il me répond dans un sourire :
— C'était l'idée...
Du placard à pharmacie, je sors de quoi le traiter : crème à l'arnica, compresses, bandes et quelques analgésiques. Rien de trop puissant. Il est possible qu'il consomme encore des substances illicites et je veux éviter tout risque d'interaction médicamenteuse.

Il se rince une dernière fois le visage. J'ai envie de lui demander de s'habiller, mais il est foutu capable d'ôter la serviette avant que je n'aie eu le temps de me retourner. Je ne dis rien. La nudité de Sherlock ne me dérangeait pas avant, enfin, pas comme ça.
Je me frictionne les paumes avant de lui tâter les côtes. Sa respiration s'accélère et s'interrompt.
— C'est très douloureux ?
— Ça se voit non ? Lâche-t-il d'un ton sec, avant de se reprendre et d'ajouter : je crains d'avoir quelque chose de cassé...
— Pas forcément cassé. Tu as une gêne pour respirer ?
— Non, ça fait mal si j'éternue.
— Je ne pense pas que tu aies une fracture.
— J'ai mal plus bas aussi...
— Là ? Vu la couleur appétissante qui orne ta dernière côte flottante, c'est normal – je laisse ma main glisser sur son flanc gauche. Le mieux serait quand même que tu passes des radios. Je te fais un bandage lâche, mais c'est surtout pour tenir la compresse, la crème devrait au moins aider à résorber les ecchymoses.

Assis avec dignité sur le battant des toilettes, Sherlock se laisse faire ; sa docilité m'aide à me détendre et à m'éclaircir les idées.
— Parfois, j'oublie que tu es vraiment médecin. Que tu peux aussi soigner...
Le ton de la voix est neutre, une main tendue pour une discussion en terrain neutre. Sherlock a toujours eu une capacité d'ignorer mes reproches et mes demandes quand ils ne lui convenaient pas. Il peut se focaliser sur des détails, râler pendant des heures sur son prétendu ennui comme si j'avais la capacité divine de le distraire, et à côté de ça, quand il s'agit d'un truc qui ne correspond pas à ses attentes, il peut en faire totalement abstraction. Encore une des ses contradictions violentes qui parfois m'ont rendu dingue et surtout conduit à aller précipitamment prendre l'air... Une de ces choses qui m'ont aussi le plus cruellement manqué...

— Tu penses que je peux faire les radios demain à la morgue de Barts ?
— Non. C'est pour les cadavres. Tu n'es plus mort que je sache.
— Je n'aime pas trop les autres services... Légalement, je ne suis pas encore revivant...
— Ok.
— Merci... John ? Tu es en colère contre moi ?
Je le fusille du regard par-dessus la bande autoblocante que je suis en train de dérouler, mais je n'ai pas le cœur à me chamailler avec lui. Ni l'énergie. Il est vraiment tard.
— Je voudrais que tu répondes à une question, avec sincérité. Et je voudrais aussi mettre au point quelques petites choses concernant la reprise de notre collocation.
Il acquiesce avec une bonne humeur forcée. Je regarde le bleu sur sa cuisse et celui sur sa mâchoire, le tube de crème à la main. J'ai envie de le toucher. Sentir sous la pulpe de mes doigts la peau de sa joue douce, encore humide. Mon regard croise le sien. Non. Je n'ai jamais fantasmé sur Sherlock. Jamais. Il était mort quand j'ai réalisé.
Je me suis interdit d'imaginer ce que notre relation aurait pu être.
Interdit.
Pas la peine d'ajouter des regrets cinglants à une affliction si grande. Mais il est là, vivant. Sa peau si tiède sous ma main. Je retire vivement la main de son torse, juste sous le bandage. Il me semble avoir senti les palpitations de son cœur s'accélérer. À moins que ce soit le mien, assourdissant, qui vibre jusqu 'aux extrémités de mes ongles.
— Je crois que tu peux te débrouiller seul pour le reste. On discutera demain, repose-toi.
Je sors de la salle de bain trop chaude sans demander mon reste.

Suite : chapitre 7 & 8
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Japonisme : つれづれ - tsurezure - oisiveté



Cette semaine le thème du projet japonisme sonne comme un écho à celui déjà passé intitulé namake kuse, paresse.

つれづれ Tsurezure, oisiveté, est encore un concept qu'il est difficile d'associer immédiatement au Japon. Pourtant, cette culture élève la contemplation au rang d'art de vivre.

Je vous encourage d'ailleurs à lire un article à contre-courant sur le sujet de l'oisiveté et de ses vertus signé par le romancier Harold Cobert.

Le désœuvrement n'implique pas toujours l'inaction et la stérilité intellectuelle et émotionnelle qu'on lui prête. C'est au Japon que j'ai compris toute la profondeur de ce temps passé objectivement à ne rien faire.
 
Oiseaux oisifs...

Cultiver le vide


Au détour d'une rue, trouver un parc et s'y arrêter. S’asseoir quelques minutes sur un banc, observer. Rester là, même une heure à s’imprégner du lieu. Regarder les gens, les arbres, les nuages. Et quand on reprend sa route, on réalise parfois qu'on a, dans ce laps de temps perdu à la productivité matérielle et au travail factuel, trouver des solutions à d'autres problèmes, à des blocages infiniment moins triviaux que les aléas du quotidiens.

Dans ces heures oisives la créativité se nourrit, les histoires, les musiques, les images se forment. Une gestation lente et douce qui a besoin d'un regard sur le monde, faussement passif.


Les heures douces

Terrain de jeu
 Ces photos ont été prises au square des Batignolles, à Paris.

Japonisme est une projet réalisé en collaboration avec Anne (trouveuse de mots magiques) et Virginie. 
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Aider le Japon : appel aux créateurs pour l'association Kibô-promesse



Pour la période de Noël, l'association Kibô prépare une vente caritative avec comme objectif de récolter de l'argent pour l'envoyer à des associations japonaises qui fournissent une aide concrète à la population doublement meurtrie par le tsunami et l'accident nucléaire de Fukushima. Je lance donc un appel aux créateurs de tout poil qui aiment ce pays !


Créer du lien humain


Le concept est simple : vous créez bénévolement un objet et vous fixez un prix. Kibô se charge de la mise en vente dans sa boutique avec un système de paiement sécurisé. La totalité de la somme perçue pour l'achat est reversée à des associations japonaises. Les frais de port sont à la charge du créateur.
Pour la vente de Noël, les créations doivent être soumises rapidement à l'association car la mise en ligne prend du temps (impérativement avant la fin du mois de novembre).
Toutes les informations sont disponibles ici :

Tous types de créations sont les bienvenues : du dessin, des bijoux, des objets en pâte fimo, du tricot... Le thème d'inspiration doit bien sûr être le Japon.

Pour résumer, celui qui achète fait un don monétaire à l'association et, en échange, il reçoit un objet fait à la main, porteur du savoir-faire du créateur. Ce dernier lui offre de son temps et de son talent.
C'est un don qui crée des liens humains, solidaires et créatifs.
Enfin, je vous encourage à créer des objets qui soient à un prix raisonnable. L'idéal étant à moins de 30 euros et ne pas dépasser les 50.

Pour tous les illustrateurs et dessinateurs qui lisent ce blog, je connais vos difficultés de vie et je sais la valeur d'un original. Je vous propose donc, si vous souhaitez participer, de faire plutôt des croquis ou même des tirages numérotés. Je voudrais éviter de la revente avec spéculation, je sais que certains ont peu de morale (comme vendre à prix d'or des albums dédicacés) autant éviter dès le départ ce problème assez nauséabond !


Kibô : une asso d'idéaux avec des fondements solides !


Je vous ai déjà parlé de cette association lors de mes précédents articles sur le Japon. Son action est concrète et j'aime l'idée de permettre d'une vente caritative avec des créations bénévoles chargées de sens et d'affection. Le don en argent est important (possible via paypal) puisqu'il permet de financer le fonctionnement de l'asso. En effet, la totalité de l'argent des ventes est reversé au Japon.

Actuellement, Kibô se concentre surtout pour aider le CRMS (http://fr.crms-jpn.com/index.html). Cet organisme met notamment à disposition de la population des appareils pour mesurer la contamination dans les aliments, un des problèmes sanitaire crucial actuel.
Pour en savoir plus sur l'action de Kibô je vous encourage à lire ce lien qui atteste du sérieux de la démarche et de son efficacité :



D'ailleurs, mon implication devient plus profonde puisque j'ai aussi rejoint les rangs des bénévoles. Aizen, la prêtresse des Momonga sait être très convaincante !

Merci de diffuser cet appel auprès de tous les créateurs et les amis du Japon que vous connaissez !
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